Dans son rapport, le comité de travail soulignait également qu'il y avait un écart dans les CPE entre le taux d'occupation des places - qui sert à calculer les subventions - et le taux de présence réelle des enfants.

Bas-Saint-Laurent: un service de garde pour utilisateur-payeur

La commission scolaire (CS) des Phares compte mettre en application le principe de l'utilisateur-payeur pour les services de garde en milieu scolaire dans son vaste plan de redressement budgétaire de 2,2 millions $ en 2013-2014.
«Nous prévoyons une hausse des revenus dans les services de garde parce que la fréquentation de ces services augmente. On prévoit faire un ajustement pour le prix des repas dans l'optique de l'utilisateur-payeur, mais il y aura une diminution des frais de surveillance trop élevés pour ramener le prix du repas au coût réel.
«Il y a des services de garde qui demandaient seulement 2,50 $ pour un repas complet supervisé par des diététistes parce qu'on surchargeait pour les frais de surveillance qui subventionnaient ainsi les repas», explique Jean-François Parent, directeur général de la CS des Phares, qui dispense des services à près de 10 000 élèves, jeunes et adultes, et est dotée d'un budget de 112 millions $.
La CS anticipe aussi une hausse des revenus dans les écoles de formation professionnelle, au service aux entreprises, en plus d'ajustements quant au financement de la clientèle par le ministère de l'Éducation.
«Nous travaillons pour une augmentation de la clientèle en formation professionnelle. Ces élèves offrent aussi des services à la clientèle locale et régionale. En esthétique et coiffure, des gens viennent se faire coiffer. L'année dernière, nous sommes passés de deux à trois groupes en formation, les clients en coiffure ont généré une somme supplémentaire de 75 000 $. La ferme-école du Centre de formation professionnelle de Mont-Joli nous donne des revenus pour le quota de lait et la vente du foin», évoque aussi le directeur général.
Compressions
Les compressions visent principalement les services indirects aux élèves - conseillers pédagogiques auprès des enseignants - à raison de 250 000 $, et le non-remplacement d'un cadre sur deux à l'administration qui part à la retraite.
«Nous avions pris de l'avance en coupant un poste administratif sur deux. Notre posture est de ne pas toucher aux professionnels qui sont en service direct à l'élève comme les psychologues ou les orthophonistes.»
Une revue organisationnelle de la commission scolaire des Phares réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton sera déposée en avril 2014.