Récemment, le ministre Laurent Lessard a publiquement évoqué la possibilité que la commission scolaire des Appalaches, qui dessert sa circonscription, soit plutôt regroupée avec celle des Navigateurs. Ce nouveau redécoupage est appuyé par les maires de la MRC des Appalaches.

Autre scénario de fusion pour les commissions scolaires de Chaudière-Appalaches

Un autre scénario de fusion se dessine pour les commissions scolaires de la région de la Chaudière-Appalaches.
Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, prévoit faire passer de 72 à 46 le nombre de commissions scolaires au Québec. Dans Chaudière-Appalaches, le gouvernement veut fusionner les commissions scolaires de la Côte-du-Sud, de Beauce-Etchemin et des Appalaches. La commission scolaire des Navigateurs, à Lévis, est épargnée.
Mais ce scénario ne fait pas l'affaire de tous, même au sein du gouvernement Couillard. Récemment, le ministre Laurent Lessard a publiquement évoqué la possibilité que la commission scolaire des Appalaches, qui dessert sa circonscription, soit plutôt regroupée avec celle des Navigateurs. Ce nouveau redécoupage est appuyé par les maires de la MRC des Appalaches.
À la commission scolaire des Appalaches, c'est aussi le scénario privilégié même si les opinions sont assez partagées, affirme le président, Denis Langlois. «C'est la tendance la plus marquée, mais ce n'est pas une majorité forte», dit-il. Le territoire desservi serait moins grand qu'en fusionnant avec les deux autres commissions scolaires, explique M. Langlois. Sa région partage aussi plusieurs liens avec le secteur de Lotbinière, qui est desservi par les Navigateurs, ajoute-t-il.
Option à l'étude
Du côté des Navigateurs, on est ouvert à étudier cette option, affirme son président, François Caron. Mardi soir, les élus ont mandaté leur direction générale d'analyser cette hypothèse.
Du côté des deux autres commissions scolaires, Beauce-Etchemin et Côte-du-Sud, on préférerait une fusion à deux plutôt qu'à trois. «On ne veut pas attendre, on est prêt à fonctionner à deux tout de suite», a indiqué Alain Grenier, président de la Côte-du-Sud.
Les commissions scolaires doivent présenter leurs demandes de modifications à la fédération qui les représente lors d'une rencontre qui se déroulera les 5 et 6 décembre. Les requêtes seront par la suite acheminées au ministre Bolduc, qui s'est dit ouvert à certaines modifications.
Charlevoix ne veut rien savoir de fusionner avec les Premières-Seigneuries
La commission scolaire de Charlevoix refuse toujours de fusionner avec les Premières-Seigneuries, comme le prévoit le scénario du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.
Son président, Pierre Girard, espère convaincre le ministre Bolduc que sa commission scolaire mérite d'être maintenue telle quelle. Une rencontre est d'ailleurs prévue la semaine prochaine avec le ministre.
«On est les seuls dans la province à avoir une situation aussi particulière», affirme M. Girard, faisant référence au scénario de fusion qui regrouperait deux réalités très différentes, soit celle d'un milieu rural jumelé à un milieu urbain. La commission scolaire des Premières-Seigneuries couvre les arrondissements de Charlesbourg et Beauport, en plus de la Côte-de-Beaupré et l'île d'Orléans.
La volonté de Charlevoix de faire cavalier seul vient toutefois compliquer les discussions avec les autres commissions scolaires de la région. Le scénario du ministre Bolduc prévoit aussi une fusion entre les commissions scolaires de la Capitale, des Découvreurs et de Portneuf.
Mais la commission scolaire de Portneuf préférerait une fusion uniquement avec les Découvreurs, affirme son président, David Montminy. «On a plus d'affinités territoriales avec les Découvreurs parce qu'on est déjà voisins», dit-il.
Du côté de la commission scolaire de la Capitale, la présidente Manon Robitaille n'a pu commenter hier. La porte-parole Marie-Élaine Dion a toutefois indiqué que la commission scolaire tient avant tout à préserver «l'intégralité de son territoire».
Dans le scénario gouvernemental, les écoles de l'arrondissement La-Cité-Limoilou se retrouveraient dans la commission scolaire formée des Premières-Seigneuries et de Charlevoix.