Il est «indécent» que l'équipe de l'administration Brière puisse bénéficier de conditions d'après-mandat qui gonfleront leur salaire sur une période allant jusqu'à 6 ans, selon le porte-parole péquiste en matière d'Éducation, Alexandre Cloutier.

Après-mandat à l'Université Laval: «indécent» et «scandaleux», dénonce l'opposition

Le maintien des conditions d'après-mandat bonifiées pour les dirigeants de l'ancienne garde de l'Université Laval est proprement «scandaleux», dénoncent les partis d'opposition.
Il est «indécent» que l'équipe de l'administration Brière puisse bénéficier de conditions d'après-mandat qui gonfleront leur salaire sur une période allant jusqu'à 6 ans, selon le porte-parole péquiste en matière d'Éducation, Alexandre Cloutier. 
Il juge que le gouvernement devrait s'assurer que les services aux étudiants ne fassent pas les frais de cette politique. «Je suis toujours surpris de voir que des gens qui se prétendent des experts-il y a une faculté de gestion à l'Université Laval- prennent d'aussi mauvaises décisions», a commenté M. Cloutier.
Le député caquiste Éric Caire ne fait pas dans la dentelle en parlant d'un «parachute doré». «Non seulement ce n'est pas acceptable, je trouve ça proprement scandaleux, honteux, a-t-il lancé. Le recteur (Denis) Brière, je ne sais pas comment il va faire pour se promener dans les rues de Québec...»
La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, rappelle que son ministère a privé l'Université Laval de 1,4 million $ lorsque la politique d'après-mandat a été bonifiée. «C'est un contrat que l'université a décidé d'honorer pour toutes sortes de raisons légales et contractuelles, a dit Mme David. Jamais on ne va réinvestir ce 1,4 million $.»
Elle salue par contre les nouvelles conditions qui prévoient une seule année de transition pour un dirigeant qui réintègre un emploi à l'Université Laval. 
D'autre part, dans un autre dossier, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) veut rencontrer la ministre au sujet du «supplément de salaire» de 6000$ qui sera versé à chaque cadre de l'Université Laval pour compenser leurs efforts pendant la grève des employés de soutien. 
«On espère être capable de faire changer cette décision qui n'a pas de bon sens», indique le secrétaire général Benoît Bouchard. Il estime que la mesure favorise la prolongation d'un conflit de travail.