Apple cherche à concurrencer les ordinateurs PC, qui sont majoritaires dans le milieu de l'éducation primaire et secondaire.

Apple engage un lobbyiste pour percer dans les écoles

Apple Canada veut vendre plus d'ordinateurs aux écoles québécoises. La compagnie vient d'engager un lobbyiste pour tenter de convaincre le ministère de l'Éducation de lui ouvrir plus grand la porte.
Le nom de Jean-Marc Boisvert est apparu au registre des lobbyistes au début du mois. Apple Canada lui demande de faire des représentations auprès des fonctionnaires et sous-ministres à l'Éducation, au Conseil du Trésor et au Centre de services partagés du Québec (CSPQ). 
La multinationale souhaite concurrencer les ordinateurs PC, qui sont majoritaires dans le milieu de l'éducation primaire et secondaire. Dans sa déclaration au registre des lobbyistes, la compagnie dit vouloir «permettre aux ordinateurs Apple d'être accessibles aux écoles qui le désirent». 
Ses représentations visent particulièrement la mesure «L'école 2.0 : la classe branchée» du ministère de l'Éducation. Depuis 2012, cette mesure vise à doter toutes les classes d'un tableau blanc interactif et d'un ordinateur portable pour l'enseignant. 
Fournisseurs reconnus
Pour pouvoir bénéficier des subventions rattachées à l'achat de matériel électronique, les écoles doivent choisir parmi les fournisseurs qui ont été retenus par le CSPQ. 
«En 2013, le CSPQ a procédé à un appel d'offres pour un achat regroupé de micro-ordinateurs, portables, tablettes et accessoires pour lequel l'entreprise Apple n'a pas soumissionné», indique Maxime Léveillé-Bussières, conseiller en communication au CSPQ. 
L'entreprise Micro Logic, de Québec, a toutefois soumissionné et a été retenue par le gouvernement. Les écoles ont donc la possibilité d'avoir accès aux produits Apple par l'entremise de ce revendeur autorisé, ajoute M. Léveillé-Bussières. 
C'est la deuxième fois qu'Apple Canada tente d'influencer le gouvernement pour qu'il assouplisse ses règles et permette à ses produits d'être plus accessibles pour le réseau scolaire. La compagnie avait aussi engagé un lobbyiste en 2012, sans succès. 
Il n'a pas été possible de s'entretenir avec un représentant d'Apple Canada.