En raison des compressions imposées par le gouvernement Couillard cette année, plusieurs commissions scolaires ont réduit les sommes consacrées à l'aide aux devoirs.

Aide aux devoirs: la commission scolaire de la Capitale coupera ailleurs

Après avoir prévu des coupes dans son programme d'aide aux devoirs, la commission scolaire de la Capitale, à Québec, fait marche arrière.
En raison des compressions imposées par le gouvernement Couillard cette année, plusieurs commissions scolaires ont réduit les sommes consacrées à l'aide aux devoirs. La décision a toutefois été dénoncée par le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, qui leur a demandé par écrit de ne pas couper dans les services aux élèves.
Au cours des dernières semaines, la Fédération des commissions scolaires a répété qu'il était trop tard pour faire marche arrière, tout en soulignant que les budgets adoptés respectent les règles fixées par le gouvernement.
La commission scolaire de la Capitale s'est toutefois pliée à la demande du ministre, indique sa porte-parole, Marie-Élaine Dion. Puisque le premier scénario prévoyait une diminution de 50 % du budget consacré à l'aide aux devoirs, il faudra couper 220 000 $ «ailleurs dans d'autres postes budgétaires», précise Mme Dion. Des propositions seront présentées au nouveau conseil des commissaires, qui sera élu le 2 novembre.
La commission scolaire de la Capitale a adopté un budget déficitaire pour l'année 2014-2015 et devait soumettre un plan de redressement au ministère de l'Éducation. Ce document était toujours en attente d'approbation au moment où l'organisation a décidé de faire marche arrière.
La commission scolaire de la Capitale est la seule de la région à avoir refait ses calculs. Aux Premières-Seigneuries, on précise toutefois que les écoles qui sont en situation de surplus budgétaires ont reçu la directive d'utiliser ces sommes pour combler les besoins en matière d'aide aux devoirs.