Accès illimité aux autobus pour 27 000 étudiants de l’Université Laval [VIDÉO]

Quelque 27 000 étudiants de l’Université Laval verseront collectivement environ 6,5 millions $ en un an aux sociétés de transport en commun de Québec et Lévis, pour l’accès illimité aux bus. Une nouveauté de la rentrée automnale qui semble leur plaire : autour de 80 % d’entre eux ont déjà mis la main sur le laissez-passer universel. Reste à voir s’ils l’utiliseront.

L’institution s’est dite étonnée par l’engouement pour le LPU mardi, jour de début des cours. «D’après nos chiffres, ce matin il y avait tout près de 21 000 étudiants qui s’étaient inscrits; en fait, je pense que c’était 20 700. Ça, c’était le chiffre à 7h ce matin, mais ça continue de rouler aujourd’hui. Le taux d’adhésion est très élevé», se réjouit le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard. «On est au-delà de ce qu’on s’attendait. Le RTC [Réseau de transport de la capitale], la STL [Société de transport de Lévis], tout le monde est surpris.»

Si les détenteurs du laissez-passer universel profitent pleinement de leur nouveau privilège, il faudra donc ajouter des véhicules de transport collectif sur la route. «Ils ont des autobus prévus pour ajouter à la capacité, donc ils n’ajoutent pas de parcours, mais ils ont prévu des autobus pour s’ajuster à la demande.»

Plus ou moins 43 000 étudiants sont inscrits à l’Université Laval cet automne, une hausse de 3 %. Tous n’ont toutefois pas droit au LPU. Les 27 000 «temps plein» qui fréquentent le campus du secteur Sainte-Foy sont visés. Eux paient 120 $ par session, peu importe qu’ils possèdent une auto ou non, ce qui leur donne droit au laissez-passer valide quatre mois; c’est environ 50 % du tarif étudiant traditionnel.

L’utilisation qu’ils feront du LPU demeure cependant la grande inconnue. Après une décennie de démarches pour sa création, les associations étudiantes escomptent que leurs membres répondront présent. «Maintenant, la balle est dans notre camp», souligne à propos la présidente de la CADEUL, Laurence Vaillancourt.

Plus tard à l’école

L’Université Laval a aussi profité du début de la session d’automne pour annoncer que le projet-pilote sur le début des cours retardé de 8h30 à 9h a été concluant. La Faculté des sciences et de génie se joint donc aux quatre facultés ayant testé cette formule censée réduire la congestion routière autour du campus.

Cette année, environ 120 cours commenceront donc un peu plus tard. D’ici un an, Robert Beauregard espère que trois autres facultés se joindront au club.