Plusieurs personnes de Québec ont répondu à l'appel d'Amnistie internationale, samedi, et ont rédigé des cartes remplies d'espoir destinées à 10 individus dont les droits fondamentaux sont bafoués.

Écrire pour propager l'espoir

À l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, Amnistie internationale a convoqué tous les citoyens de plus de 200 pays à écrire un mot d'encouragement aux personnes dont les droits fondamentaux sont violés. Plusieurs personnes de Québec ont répondu à l'appel, samedi, pour envoyer une carte remplie d'espoir à 10 individus préalablement sélectionnés par l'organisation internationale.
«C'était tranquille au début de la journée, mais là, il y a pas mal plus de monde», a rapporté la bénévole Marie-Hélène Bergeron au moment où Le Soleil s'est déplacé à la bibliothèque Gabrielle-Roy, en basse ville de Québec.
Assis à une longue table, plusieurs sont en train de compléter leur marathon d'écriture, un crayon à la main. «On écrit aux mêmes 10 [personnes], partout dans le monde. On leur écrit un message d'espoir [...] et ils vont sentir le soutien de tout le monde», a raconté la bénévole qui s'implique depuis six ans au sein de la division locale d'Amnistie internationale. 
Marie-Ève Monneret, une éducatrice en CPE, a pris le temps d'écrire à chacune des 10 personnes. Elle a consacré un effort particulier à rédiger la carte qui sera expédiée à Edward Snowden, cet ancien informaticien américain de la CIA réfugié en Russie. «Il aurait dû recevoir le Nobel de la Paix, [car] il a pris des sacrés risques», a-t-elle exprimé. Selon elle, Snowden est injustement victime d'avoir usé de sa liberté d'expression. 
Non loin, Yves Leduc, un homme venu spécialement pour l'occasion, avoue qu'il faut prendre le temps de soutenir ce genre de cause, car «il ne faut pas penser que ça ne peut pas nous arriver». «Il ne faut pas abandonner l'espoir. Hope. Hope. Sinon, tout s'écroule», a-t-il sagement avancé. 
Un cas au Canada
Cette année, parmi les 10 cas qui ont retenu l'attention d'Amnistie internationale, un se trouve au Canada. C'est celui des Premières Nations West Moberly et Prophet River, deux communautés qui luttent pour préserver leurs terres ancestrales. 
Le public pouvait notamment envoyer une carte d'encouragement à Zeynab Jalalian, cette militante kurde emprisonnée pour avoir défendu sa communauté en Iran, à Ilham Tohti, un jeune universitaire condamné à la prison à perpétuité pour avoir combattu la discrimination, ainsi qu'à la jeune malawite Annie Alfred, persécutée par sa communauté en raison de son albinisme.