L'école de parachutisme ParaQc a opéré de 2012 à 2014 sur les terrains de l'aérodrome situé sur le chemin Ville-Marie, à Pintendre.

École de parachutisme à Pintendre: Lévis pourra en appeler

La Ville de Lévis et la Procureure générale du Québec tenteront de convaincre la Cour d'appel que c'était une erreur de légaliser la présence d'une école de parachutisme à l'aérodrome de Pintendre. Le juge Claude C. Gagnon a autorisé l'appel du jugement de la Cour supérieure qui était venu servir toute une gifle à la Ville de Lévis et aux citoyens de Pintendre.
En décembre, le juge Louis Dionne de la Cour supérieure avait conclu que l'aérodrome de Pintendre était en droit d'ouvrir ses portes à une école de parachutisme et de construire des hangars pour y tenir des activités liées au parachutisme, et ce, même si le zonage de la Ville de Lévis l'interdisait.
La Cour supérieure estimait que «le parachutisme est au coeur de la compétence fédérale en aéronautique».
Auparavant, la cour municipale de Lévis avait donné raison à la municipalité et imposé des constats d'infraction à l'aérodrome pour les activités de l'école de parachutisme, fermée depuis 2014.
Importantes questions de droit
La Cour d'appel est d'avis que la requête pour permission d'appeler de la Ville de Lévis et de la Procureure générale du Québec «soulève des questions de droit importantes pour l'administration de la justice dont la portée dépasse largement les intérêts» de la seule Ville de Lévis et des propriétaires de l'aérodrome.
Le gouvernement provincial a décidé d'épauler la Ville de Lévis dans son combat afin, disait-il par communiqué en janvier, «de préserver la cohabitation des compétences municipales, provinciales et fédérales et défendre les intérêts du Québec».