L’école Saint-Eusèbe, au Témiscouata, a fermé ses portes pendant 14 jours en raison d’une éclosion de COVID-19 survenue au sein de l’établissement.
L’école Saint-Eusèbe, au Témiscouata, a fermé ses portes pendant 14 jours en raison d’une éclosion de COVID-19 survenue au sein de l’établissement.

Éclosion de COVID-19 dans une école du Bas-Saint-Laurent

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une école primaire de Saint-Eusèbe, au Témiscouata, a fermé ses portes pendant 14 jours en raison d'une éclosion de COVID-19 survenue au sein de l'établissement. Aussi, la direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent lance un appel à la vigilance auprès de toutes les personnes qui ont fréquenté Le Buffet du dragon de Rivière-du-Loup.

Un membre du personnel et trois élèves, sur la soixantaine que compte l'école Saint-Eusèbe, sont atteints du coronavirus. L'institution offrira les cours par Internet à compter de mercredi. «C'est 14 jours d'isolement, précise la conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud. Au retour des 14 jours, on va voir s'ils sont en mesure de reprendre les cours en classe.» Selon le directeur régional de la santé publique, ces cas sont liés à une transmission communautaire. Pour le Dr Sylvain Leduc, cette situation démontre que le virus circule et qu'il commence à atteindre d'autres milieux.

À la lumière des dernières enquêtes épidémiologiques, un appel à la vigilance est lancé concernant Le Buffet du dragon. La direction régionale de la santé publique demande à tous les clients qui ont fréquenté l'endroit entre le 7 et le 17 septembre d’être attentives à l'apparition de symptômes de la COVID-19, soit la fièvre, la toux, des difficultés respiratoires et la perte de l'odorat au cours des 14 jours suivant leur visite au sein de l'établissement. Si des symptômes apparaissent, elles doivent prendre rendez-vous pour un test de dépistage en appelant au 1 877 644-4545.

Par ailleurs, la direction de la santé publique confirme que tous les résultats des tests réalisés lors de l'opération massive de dépistage effectuée vendredi et samedi auprès des quelque 450 employés de l'usine d'abattage Aliments Asta de Saint-Alexandre-de-Kamouraska se sont avérés négatifs. L'exercice avait été entrepris après que deux travailleurs aient contracté le virus. Selon le Dr Leduc, les abattoirs ont, dès le printemps, été informés par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail ainsi que par l'Institut national de la santé publique du Québec des normes et des mesures très précises à mettre en place. «Dans l'entreprise de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, ces mesures-là étaient présentes et conformes, fait savoir Mme Doucet-Michaud. Ça peut être un facteur qui a permis de limiter la transmission au sein de l'usine.»

Situation fragile

Onze nouveaux cas ont été rapportés lundi au Bas-Saint-Laurent, ce qui porte le total à 265 cas depuis le début de la pandémie, dont 129 cas actifs. Les onze derniers cas se situent essentiellement dans les MRC de Rivière-du-Loup et de Témiscouata.

Bien que le Bas-Saint-Laurent demeure au stade de préalerte (jaune), le Dr Leduc rappelle que la situation demeure fragile, surtout avec la recrudescence de la dernière fin de semaine, qui est le résultat de rassemblements où la distanciation sociale n'a pas été respectée. Le directeur régional de la santé publique demande donc aux personnes qui ont pris part à des rassemblements entre le 7 et le 21 septembre de surveiller étroitement la manifestation de symptômes et, le cas échéant, de prendre rendez-vous pour un test de dépistage. «On est encore plus près de la ligne orange que de la ligne verte, rappelle la porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent. On demande la vigilance. Au départ, on était capables d'identifier les cas qui étaient liés à des partys ou à des rassemblements de jeunes de 18 à 35 ans. Maintenant, ce qu'on voit, c'est de la transmission secondaire et tertiaire. Donc, c'est vraiment communautaire. On se retrouve avec des groupes d'âge de gens qui ne sont allés à aucun rassemblement. Elle est là, la préoccupation de la santé publique, même si on a un plus petit nombre de cas que la semaine dernière.»

Sylvain Leduc exhorte la population bas-laurentienne à faire des efforts pour freiner la propagation du virus et éviter qu'il n'atteigne les milieux où vivent des clientèles vulnérables comme les résidences pour aînés. «Pour l'heure, le nombre de cas hebdomadaires pourrait nous laisser croire que la situation se stabilise. Toutefois, nous constatons de plus en plus que le virus circule en dehors du groupe initialement happé, soit les 18 à 35 ans. Ce n'est pas le temps de baisser la garde.»