Le Collège des Compagnons a commencé son opération de dépistage massif, jeudi matin.
Le Collège des Compagnons a commencé son opération de dépistage massif, jeudi matin.

Éclosion au Collège des Compagnons: début du dépistage massif [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le CIUSSS a déployé tôt jeudi sa clinique mobile au Collège des Compagnons à Sainte-Foy pour une opération de dépistage massif de la COVID auprès de 470 élèves. 

L’opération vise les élèves du premier au cinquième secondaire du programme en informatique Protic. Ils s’ajoutent aux élèves de sept groupes de ce même programme actuellement en isolement à la maison (environ 200 élèves) déjà testés dans des cliniques de la région au cours des derniers jours. 

Du moins, le CIUSSS présume que la majorité des parents de ces quelque 200 élèves déjà contactés, sinon tous, se sont rendus dans une clinique de dépistage avant l’annonce de ce dépistage massif.

Au final, la moitié des 1267 élèves de l’établissement auront été testés d’ici la fin de l’opération prévue vendredi à la fin des cours.

«La clinique mobile permet de tester les élèves directement dans leur milieu de vie pour avoir une meilleure idée du nombre d’élèves infectés dans l’école», explique Ariane Couture, coordonnatrice du dépistage au CIUSSS de la Capitale-Nationale, présente sur les lieux, jeudi.

Pour l’heure, il est impossible de connaître le nom de cas d’élèves infectés. Une donnée jugée confidentielle par le CIUSSS. «On ne dit pas le nombre d’élèves qui ont la COVID. C’est un nombre suffisamment important pour venir à l’école», précise la responsable, qui emploie le terme «d’éclosion» pour décrire la situation du collège.

Dans l’attente des résultats, l’éclosion crée de la tension et de l’incertitude au collège, comme a constaté Le Soleil lors de son passage jeudi. Mais pour les élèves, comme pour les parents et les enseignants, il faudra attendre encore plusieurs jours avant d’être fixé sur l’étendue de l’éclosion.

«J’aimerais vous répondre avec précision. Ça dépend du nombre de tests effectués dans toute la région et de leur priorisation. On pense que ça tourne autour de cinq jours, mais je ne peux vous donner une date précise. Ici, c’est un lieu qui est considéré suffisamment prioritaire pour que les tests soient analysés davantage plus rapidement qu’une personne qui n’aurait pas d’indications à se faire traiter», conclut Mme Couture. 

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