Le ministre de la Santé, Christian Dubé
Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Dubé demeure optimiste face aux négociations avec les infirmières

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le ministre de la Santé, Christian Dubé, demeure optimiste quant aux négociations avec la FIQ, bien que l'organisation syndicale des infirmières ait fait savoir qu'elles refuseront bientôt de faire des heures supplémentaires obligatoires, durant deux jours.

La Fédération interprofessionnelle de la santé, qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques, a annoncé que durant la fin de semaine des 24 et 25 octobre, ses membres s'en tiendront à leur horaire de travail régulier et refuseront le fameux «TSO» - le temps supplémentaire obligatoire.

Ce moyen de pression a déjà causé d'importants maux de tête aux directions d'établissements, qui s'étaient adressées au Tribunal administratif du travail, en 2019, lorsque la FIQ avait annoncé que ses membres y auraient recours. La FIQ a déjà tenu deux de ces «journées sans TSO», en avril et novembre 2019.

Interrogé à ce sujet jeudi, alors qu'il participait à la conférence de presse sur la situation de la pandémie aux côtés du premier ministre François Legault, le ministre Dubé a rappelé qu'il reste encore du temps. «On n'est pas encore rendu au 24 et 25 octobre. Toutes les équipes travaillent très fort depuis plusieurs semaines à trouver un règlement» avec la FIQ, a-t-il affirmé.

Afin de réduire la charge de travail des infirmières, la FIQ revendique l'établissement de ratios infirmière-patients sécuritaires, ainsi que la stabilisation des équipes de soins, avec davantage de postes à temps complet et intéressants.

Le ministre Dubé dit garder espoir, en raison des «rapprochements dans les derniers jours» qui sont survenus entre les parties, selon lui.

Questionné plus spécifiquement sur la question des ratios infirmière-patients, il n'a pas voulu s'avancer. Lui qui était auparavant président du Conseil du trésor s'en est référé à sa collègue Sonia LeBel, qui occupe maintenant ce poste.

«On dirait que plus je m'en éloigne, mieux ça avance. Alors probablement que je vais laisser ça comme ça», a-t-il lancé avec un brin d'humour.