Le directeur de l’Office du tourisme de Québec, André Roy (troisième à partir de la gauche), entouré des présidentes et présidents des sept SDC de la capitale.
Le directeur de l’Office du tourisme de Québec, André Roy (troisième à partir de la gauche), entouré des présidentes et présidents des sept SDC de la capitale.

Du tourisme «quartier par quartier» à Québec

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Les gens de Québec ont tous une bonne adresse à partager avec un ami ou un voisin pour manger, se divertir ou se détendre sur les artères commerciales de la ville. À son tour, l’Office du tourisme de Québec a décidé de mieux faire connaître auprès des visiteurs les produits et services des sociétés de développement commercial (SDC).

Le directeur de l’Office, André Roy, était fier d’annoncer lundi un nouveau partenariat qui unit son organisme aux sept SDC de la capitale: 3e Avenue, Saint-Roch, Faubourg Saint-Jean, Maguire, Quartier Montcalm, Saint-Sauveur et Vieux-Québec. Dorénavant, quelque 400 commerces à caractère touristique deviendront, à travers leur SDC respective, membres de l’OTQ. En retour, l’Office leur servira de vitrine à travers ses différents outils promotionnels, dont le site Internet.

«C’est le début d’un nouveau projet qu’on va articuler ensemble, s’est réjoui M. Roy. Les touristes souhaitent des expériences authentiques. Ils veulent aussi vivre au rythme des gens de Québec dans leur quotidien. C’est gagnant-gagnant», ajoute-t-il.

«À New York, tu peux visiter Brooklyn et divers quartiers qui se revitalisent», renchérit Patrick Lemaire, directeur général de la SDC Maguire. En plus des commerces, on a aussi à offrir le patrimoine et l’architecture, des espaces comme le parc du Bois-de-Coulonge tout près. D’ici deux ans, on a un projet de rue conviviale, épicurienne. On veut que le plus de gens possible nous visitent. Il y a un potentiel, mais pas d’offre touristique structurée», déplore-t-il. C’est cette lacune que le partenariat vise à combler.

Le dg va dans le même sens que M. Roy en affirmant que les touristes recherchent des rapports basés sur l’authenticité. «Plutôt que de créer de nouveaux produits, on va mettre en valeur ce qu’on a déjà.»

De la centaine de membres que compte la SDC Maguire, une quarantaine ont pignon sur rue. De ce nombre, M. Lemaire pense qu’une vingtaine peuvent prétendre posséder un caractère touristique. Les paramètres restent à préciser. On pense beaucoup aux restaurants et autres commerces d’offre alimentaire, mais ça peut-être aussi des boutiques souvenirs ou de divertissement. Actuellement, le restaurant Montego est le seul qui est membre de l’OTQ.

Le président de la SDC Saint-Roch, Éric Courtemanche, vit la même situation. «Le restaurant de l’Hôtel Pur est le seul de la rue Saint-Joseph membre de l’OTQ.» Pourtant, il avance qu’une cinquantaine de commerces du secteur ont le potentiel pour se hisser au rang de commerce à caractère touristique.

Chez lui, comme ailleurs, l’annonce du partenariat a été bien reçue par les commerçants. «Plus les touristes ont des endroits à visiter, plus il y a des nuitées. Il y avait vraiment un manque», conclut-il.