Du 7 au 10 juin, personne ne pourrait utiliser de drone dans un rayon de 55,5 km du Manoir Richelieu.

Drones interdits autour du Manoir Richelieu durant le G7

Amateurs de technologies, photographes ou simples passionnés de modèles réduits: les drones seront interdits dans un cercle d’un rayon de 55,5 kilomètres autour du Manoir Richelieu durant le Sommet du G7 de juin.

Le périmètre virtuel sera aussi grand que celui imposé aux avions. Le Soleil l’évoquait récemment, la Défense nationale s’assurera qu’aucun objet volant s’aventure dans un vaste territoire autour de Charlevoix sans permission. Sinon, il pourra être abattu.

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La même contrainte sera donc imposée aux petits bolides téléguidés à la mode, fait remarquer la Gendarmerie royale du Canada dans une mise en garde diffusée spécifiquement à l’attention des «pilotes de systèmes d’aéronefs sans pilote». 

À l’ouest du Manoir, pas de vols jusqu’à L’Isle-aux-Grue; à l’opposé, rien ne pourra décoller même dépassé Rivière-du-Loup. «Vous devrez respecter de nombreuses restrictions relatives aux endroits où vous pourrez utiliser légalement votre drone et aux moments auxquels vous pourrez le faire», écrit la GRC sur le Web.

«Du 1er juin à 7h au 10 juin à midi, personne ne pourra utiliser un drone de tout type dans un rayon de 10 milles nautiques (18,5 km) de l’aéroport de St-Irénée», poursuivent les policiers fédéraux. Il faut dire que ce site sera réquisitionné par les militaires.

En plus, du «7 juin à 7h au 10 juin à midi», la contrainte sera étendue. «Personne ne pourra utiliser tout type de drone dans un rayon de 30 milles nautiques (55,5 km) du Manoir Richelieu dans Charlevoix.»

La GRC, mandatée pour coordonner les mesures de sécurité entourant la rencontre internationale, précise également que des restrictions permanentes sont en vigueur autour des aéroports de Québec et Bagotville où des délégués du G7 devraient atterrir. «À moins d’indication contraire dans votre certificat d’opérations aériennes spécialisées, vous n’avez jamais le droit d’utiliser votre drone dans ces secteurs, puisque les risques pour les aéronefs qui décollent ou atterrissent sont élevés.»

Grave infraction

Supposons que vous avez un drone et que vous oubliez ce que vous venez de lire d’ici au début juin. Qu’arrivera-t-il quand votre engin s’élancera dans les cieux?

Voici ce que répondent les forces de l’ordre: «Le Groupe intégré de la sécurité du G7, en partenariat avec Transports Canada, souhaite donner des conseils à tous les pilotes de drones qui pourraient se trouver dans les zones touchées par ces règlements afin de prévenir les infractions commises par inadvertance qui pourraient avoir de très graves conséquences pendant l’événement.»

«Une atteinte à la sécurité d’un aéronef est une infraction de nature grave. Quiconque contrevient au Règlement de l’aviation canadien pourrait s’exposer à une amende pouvant atteindre 25 000 $ et à une peine d’emprisonnement. Cela s’applique aux drones de toute taille, utilisés à toute fin. De plus, vous pourriez être accusé aux termes de diverses dispositions du Code criminel du Canada, selon la nature exacte des infractions [méfait en contravention de l’article 430, utilisation dangereuse d’un aéronef en contravention du paragraphe 249 (1), etc.].»

Et, fait non négligeable, vous ne reverrez probablement jamais votre joujou qui pourrait être saisi, voire détruit.