Le projet de loi C-49 prévoit obliger les compagnies aériennes, après trois heures d'immobilité sur le tarmac, à fournir aux passagers de l'eau, de la nourriture et la possibilité de débarquer de l'appareil, si cela est sécuritaire. 

Droits des passagers aériens: Air Canada et WestJet offrent leurs bémols

Deux compagnies aériennes ont présenté leurs arguments pour un assouplissement de la Déclaration des droits des passagers aériens proposée dans un projet de loi fédéral.
Le comité parlementaire des transports étudie C-49 depuis lundi. Mercredi soir, Air Canada et WestJet ont témoigné devant le comité.
Le représentant de WestJet a tenu à rappeler que sa compagnie n'empoche qu'un peu plus de huit dollars de profit par passager. Mike Naney a donc demandé aux parlementaires de tenir compte de cette réalité lorsqu'ils imposent des amendes aux compagnies aériennes.
De son côté, Air Canada a dressé une longue liste de défauts dans le projet de loi. Lucie Guillemette, parlant au nom de la compagnie aérienne, a souligné, par exemple, que sa compagnie doit se soumettre à des règles étrangères et a demandé que le régime canadien s'applique uniquement aux vols partant du Canada.
Partager le fardeau de la compensation
Les deux compagnies ont également rappelé que le transporteur aérien n'est pas toujours seul responsable des mésaventures des voyageurs. Elles ont demandé de quelle manière les autres acteurs, comme les aéroports, partageront le fardeau de la compensation versée aux voyageurs.
Le projet de loi C-49 prévoit obliger les compagnies aériennes, après trois heures d'immobilité sur le tarmac, à fournir aux passagers de l'eau, de la nourriture et la possibilité de débarquer de l'appareil, si cela est sécuritaire. Il exigera également que les compagnies aériennes expliquent aux passagers les causes d'un retard.
Le 31 juillet dernier, des passagers ont été retenus pendant de longues heures dans des appareils d'Air Transat à l'aéroport d'Ottawa.