Quatre sœurs embarquant sur le navire «Jean-Brillant» à Rimouski, le 18 août 1955, en direction de Saint-Augustin, sur la Basse-Côte-Nord.

Don majeur des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire aux Archives nationales

La Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire fait don d’un important fonds à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) Rimouski. Ce don est constitué de près de 40 mètres linéaires de documents textuels et de 20 000 photographies illustrant les missions d’enseignement de la Congrégation.

«Ce fonds d’archives est très important pour les gens du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie parce que les sœurs ont été, dès 1880, dans les premières à avoir des missions d’enseignement dans plusieurs paroisses, souligne le coordonnateur de BAnQ Rimouski, Guillaume Marsan. C’était souvent des paroisses pauvres qui avaient des grands besoins […]. C’est pour ça qu’on les appelait “les sœurs des petites écoles”. On a beaucoup d’information sur les débuts de l’enseignement, mais aussi sur la vie des paroisses jusqu’à la fin du XXe siècle.»

Correspondances

Les documents textuels sont composés de correspondances entre les sœurs. Il y a aussi plusieurs albums photo. «Il y a de très belles photos que moi, en tant qu’archiviste, je n’avais jamais vues», se réjouit M. Marsan. Les archives contiennent aussi des cartes postales de partout au Québec.

Sœur de Sainte-Victoria enseignant la géométrie à Cabano, en juin 1964.

Ce legs fait partie des scénarios d’avenir sur lesquels travaille la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, dont la maison mère est située à Rimouski. Pour la supérieure de la Congrégation, il s’agit d’un devoir de mémoire.

«Étant donné que notre responsable des archives avance en âge et qu’on ne pourra pas demeurer propriétaire indéfiniment de la maison mère, [...] nous avons décidé de léguer nos archives qui concernent surtout l’éducation, explique Sr Gabrielle Côté. Tout ça nous apparaît précieux et c’est bien conservé. On a mis des clauses pour que ça demeure à Rimouski, pour que ce soit accessible à la population du Bas-Saint-Laurent. Ça nous apparaît un legs important pour l’histoire.»