Pierre Dolbec, président de la Corporation des parcs industriels de Québec, ne tient pas s’immiscer dans la campagne en prévision du scrutin du 5 novembre.
Pierre Dolbec, président de la Corporation des parcs industriels de Québec, ne tient pas s’immiscer dans la campagne en prévision du scrutin du 5 novembre.

Dolbec a refusé de rencontrer Gosselin

Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil
De crainte de s’immiscer dans la campagne électorale à Québec, le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, a refusé de rencontrer le candidat à la mairie de Québec 21, Jean-François Gosselin, qui avait sollicité un tête-à-tête avec lui.

Au cours d’une entrevue accordée lundi au Soleil, M. Dolbec disait qu’il attendait toujours la visite de M. Gosselin et de la candidate de Démocratie Québec, Anne Guérette, dans l’un des parcs industriels de la Ville de Québec pour prendre le pouls des dirigeants des 3000 petites et moyennes entreprises ayant pignon dans ces zones industrielles.  

Il mentionnait notamment qu’il n’avait pas eu de nouvelles de la part de Jean-François Gosselin. Il avait eu un contact avec une aide de camp de Mme Guérette.

Quant au maire sortant Régis Labeaume, Pierre Dolbec signalait qu’il s’était pointé «quelques fois» dans les parcs au cours des derniers mois.

M. Dolbec a fait savoir, mardi, qu’il avait oublié d’indiquer au cours de l’entretien accordé au Soleil que Jean-François Gosselin avait bel et bien tenté de le rejoindre au début de la campagne électorale pour discuter des enjeux de la communauté industrielle de Québec. 

Il avait alors fait savoir au politicien qu’il ne voulait pas le rencontrer parce qu’il ne tenait pas s’immiscer dans la campagne en prévision du scrutin du 5 novembre.

«Je ne cherchais pas à obtenir son appui. Je voulais tout simplement l’écouter. Pierre Dolbec, c’est quelqu’un qui est très impliqué à Québec», a expliqué Jean-François Gosselin au Soleil en mentionnant qu’il partageait la préoccupation de la Corporation des parcs industriels de Québec sur le fait que les parcs sont mal desservis par le réseau de transport collectif. «Moi, j’ai promis qu’il y aurait des liens vers les parcs dans les 100 premiers jours de mon administration.»

M. Gosselin a révélé qu’il avait sollicité des rencontres privées avec plusieurs acteurs à Québec. «Pierre Dolbec a été le seul qui n’a pas voulu me rencontrer.»