D'hier à aujourd'hui

Le Cinéma Bijou

L’intersection de l’avenue de Salaberry et du chemin Sainte-Foy, en 1981.

Le cinéma Le Bijou avait été fermé deux ans plus tôt, éclipsé par l’aménagement des trois salles «ultra-modernes» du Cinéma de Paris, au carré d’Youville. Mine de rien, l’immeuble du chemin Sainte-Foy abritait une salle de cinéma depuis 1916. Il sera démoli pour faire place à un stationnement. 

Signalons que l’existence du Bijou s’est terminée le 4 novembre 1979 avec la présentation d’un programme double, Le Convoi, avec Kris Kristofferson, et La malédiction de la panthère rose, avec Peter Sellers. À l’arrière-plan, on voit poindre le clocher de l’immense église Notre-Dame-du-Chemin, démolie en 1999. 

Aujourd’hui, le secteur est occupé par une enfilade d’édifices dépourvus de personnalité

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L'église du Très-Saint-Sacrement

La construction de l’église du Très-Saint-Sacrement, sur le chemin Sainte-Foy, probablement en 1921.

On remarque que le bâtiment est construit avec une ossature métallique. Le granit sert de recouvrement. À l’arrière, on aperçoit le monastère des pères du Très-Saint-Sacrement, construit en 1916. À l’époque, les promoteurs immobiliers sont euphoriques. Ils prévoient que le quartier va se développer à toute vitesse. Mais il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que leurs prévisions se réalisent. Aujourd’hui, l’avenir de l’église apparait très incertain. Il est question de vente et même de démolition.

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Le Marché Saint-Roch

Le Marché Saint-Roch, sur la rue de la Couronne (aujourd’hui la rue du Chalutier), en 1970. Tout le secteur va bientôt être transformé.

La rue de la Couronne sera détournée vers l’ouest, pour rejoindre l’autoroute Laurentienne. En 1977, le marché va déménager dans la Gare du Palais, puis au Parc Victoria. Il aboutit finalement dans le Vieux-Port, en 1987. Tout près, le remblayage effectué dans la rivière Saint-Charles permet la construction de plusieurs immeubles d’habitation, durant les années 80. Seule l’usine de cigarettes Rothmans (anciennement Rock City Tobacco), fait encore et toujours partie du paysage.

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La terrasse Dufferin

La terrasse Dufferin, entre 1885 et 1892.

Dès la fin des années 1830, une grande plateforme avait été aménagée sur les lieux pour les flâneurs et les nombreux visiteurs. 

Elle sera agrandie en 1854, avant de prendre son aspect définitif en 1879. 

À gauche, sur la photo, on aperçoit l’un des lampadaires qui illuminèrent pour la première fois la terrasse avec des lampes électriques, le 30 septembre 1885. 

On raconte que la foule fut totalement émerveillée. Le Château Frontenac, qui domine aujourd’hui le secteur, n’a pas encore été construit. 

Il n’ouvrira ses portes qu’en décembre 1893.