Le carrefour des rues Saint-Joseph Ouest, d’Argenson et Hermine, en 1953

Jean-Simon Gagné
Jean-Simon Gagné
Le Soleil
Patrice Laroche
Patrice Laroche
Le Soleil
Le carrefour des rues Saint-Joseph Ouest, d’Argenson et Hermine, en 1953. Le quartier Saint-Sauveur s’impose alors comme l’un des secteurs les plus densément peuplés de Québec.

On y retrouve plus de 40 000 personnes, contre environ 15 500 aujourd’hui. Selon l’historien Dale Gilbert, le quartier est surnommé «la butte à moineaux», à cause des conversations animées et incessantes entre les habitants. Un gros village.

Au début des années 50, Saint-Sauveur compte au moins 160 petits commerces de «coin de rue», qu’il s’agisse de boucheries, d’épiceries, de salons de coiffure, de casse-croûtes ou de merceries.

Sur la photo, notez la bouteille de Coca-Cola à sept sous, l’équivalent de 68 sous en argent de 2020. Durant les années 60, la maison de la charcuterie de J. A. Guay sera remplacée une station-service.

Plus récemment, on y a construit un édifice imposant. Pas très charmant, mais comme le chantait Nino Ferrer «c’est le progrès». Source : Dale Gilbert, Vivre en quartier populaire : Saint-Sauveur 1930–1980, Septentrion, 2015.

Le carrefour des rues Saint-Joseph Ouest, d’Argenson et Hermine, en 2020