D’hier à aujourd’hui

La rue Saint-Paul en 1965

La rue Saint-Paul, en 1965. Notez le commerce Bégin & Bégin, qui affiche la présence d’articles de 5-10-15. Le concept «bon marché» avait révolutionné le commerce au détail, à partir des années 20 et 30.

Aujourd’hui, les lieux n’ont guère changé. Hormis l’aménagement de la Place de FAO, avec la sculpture-fontaine La Vivrière. L’ensemble rappelle la création de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Québec, le 16 octobre 1945.

D'hier à aujourd'hui

La paroisse Notre-Dame-de-la-Paix en 1971

Le photographe du Soleil Patrice Laroche propose aux lecteurs un retour dans le passé en images grâce à un exercice avant-après, un moyen de documenter les nombreux changements survenus aux quatre coins de la ville à travers le temps. Aujourd'hui: la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix en 1971.

Vue aérienne de la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, dans le quartier Saint-Roch, en 1971. Quelques années plus tôt, en 1961, un rapport suggérait que la moitié des logements du quartier étaient insalubres et qu’ils devaient être démolis. Il sera bientôt suivi à la lettre. 

Durant la seule année 1971, plus de 300 logements vont être détruits, notamment pour faire place à l’autoroute Dufferin. Privée de paroissiens, l’église Notre-Dame-de-la-Paix sera l’une des premières à être reconvertie en copropriétés. 

Près d’un demi-siècle plus tard, le secteur ne s’est pas complètement remis, même si plusieurs grands édifices ont surgi sur les terrains laissés vacants. Citons le palais de justice et le siège de la Société de l’assurance automobile du Québec.

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La côte De Salaberry en 1956

Le photographe du Soleil Patrice Laroche propose aux lecteurs un retour dans le passé en images grâce à un exercice avant-après, un moyen de documenter les nombreux changements survenus aux quatre coins de la ville à travers le temps. Aujourd'hui : la côte De Salaberry.

À l’époque, la côte n’est généralement pas déneigée au cours de l’hiver. Avec sa pente à 18 %, elle constitue un lieu idéal pour tenir des compétitions de luge ou de ski. Aujourd’hui, la côte n’a guère changé, même si elle est déneigée en priorité, durant tout l’hiver. Elle constitue un passage obligé pour ceux qui apprennent à conduire une voiture possédant une transmission manuelle...

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La rue Dalhousie en 1968

La rue Dalhousie et l’ancienne place du Marché-Finlay, en 1968. À l’époque, le secteur est parsemé de bars et de tavernes, très prisés par les débardeurs et les marins. Au fond de l’ancienne place, notez la flèche indiquant la direction d’une taverne, dans une rue transversale. Vers l’ouest, on aperçoit la taverne Lapointe et l’arrière de l’hôtel Brochu.

Quelques années plus tard, l’îlot est démoli pour faire renaître la batterie royale, à partir de ruines ensevelies depuis 1840. L’aménagement se trouve au cœur du projet qui visait à reconstruire le quartier selon un style «ancien» ou «canadien-français», dans le but d’attirer le tourisme. 

Après avoir longtemps servi de stationnement, l’endroit devient la place de Paris, avec le dévoilement d’une sculpture offerte par la capitale française, en 1987. Mal-aimée du public, l’œuvre moderne sera démolie à son tour, en juin 2015. Bien à l’abri, tout là-haut, sur leur promontoire, le Château Frontenac et la statue de Champlain ont survécu aux modes.

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La côte d'Abraham en 1925

Le croisement de la rue de la Couronne, de la côte d’Abraham et de la rue Saint-Vallier Est.

En 1925, le secteur est dominé par les petites maisons avec des lucarnes, typiques du XIXe siècle. En toile de fond, on aperçoit les châteaux d’eau, les clochers et les usines de la basse ville. Mais cette époque tire à sa fin.

En 1927, Le Soleil construit son siège social au coin des rues Saint-Vallier et de la Couronne. Il va y demeurer 67 ans. Durant ce demi-siècle, le carrefour fait partie du quartier des affaires de Québec, avant d’être quasiment laissé à l’abandon, à partir des années 70.

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L'avenue d'Estimauville en 1952

L’hôpital Saint-Michel-Archange, vu de l’intersection de l’avenue d’Estimauville et du boulevard Sainte-Anne, en 1952.

L’édifice principal a été complètement refait en 1943, après un terrible incendie. Seule une petite portion du bâtiment ancien subsiste, sur le côté est. L’agriculture est encore présente dans le secteur, mais la ville n’est pas très loin. La charrette tirée par un cheval coexiste avec un arrêt d’autobus bilingue. On se trouve alors sur le territoire du village de Giffard, qui ne sera intégré à Beauport qu’en 1976.

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La place Jacques-Cartier en 1962

À l’époque, la place Jacques-Cartier joue pour la Basse-Ville un rôle semblable à celui que joue la place D’Youville pour la Haute-Ville. Un carrefour. Un point de repère. Un lieu chargé d’histoire. C’est là qu’ont débuté les émeutes anti-conscription, en avril 1918.

Sur la photo de 1962, on aperçoit l’hôtel Saint-Roch. Il sera démoli en 1974. Aujourd’hui, la place Jacques-Cartier a pratiquement disparu. En 1983, une partie de la bibliothèque Gabrielle-Roy s’était avancée sur celle-ci. Puis la construction d’une tour a fini le travail.

Les grincheux diront qu’il s’agit d’un exemple classique de privatisation de l’espace public. Pour notre part, nous verrons le bon côté des choses : quoi qu’il arrive, la place ne pourra pas être réduite davantage.

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La voie Sir Wilfrid Laurier en 1943

La voie Sir Wilfrid Laurier, aujourd’hui la route des Rivières à Saint-Nicolas, en 1943. À l’époque, il s’agit d’une simple voie goudronnée, qui relie Saint-Nicolas à Saint-Étienne-de-Lauzon, le long des paysages champêtres de la rivière Beaurivage.

Il semble que la sympathique camionnette soit une Diamond T, Model 80, de l’année 1935 ou 1936. 

De nos jours, la route des Rivières est nettement plus achalandée. Elle traverse un secteur qui connaît une croissance extrêmement rapide. 

Seuls le pont de Québec et les petites collines bleues de l’horizon peuvent servir de points de repère. 

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La côte Gilmour en 1931

Le photographe du Soleil Patrice Laroche propose aux lecteurs un retour dans le passé en images grâce à un exercice avant-après, un moyen de documenter les nombreux changements survenus aux quatre coins de la ville à travers le temps. Aujourd'hui: la côte Gilmour en 1931.

Au XIXe siècle, elle serpente dans la falaise à partir de l’anse au Foulon, l’un des hauts lieux du commerce du bois. Son tracé recoupe celui d’un sentier que les troupes du général Wolfe auraient emprunté pour se rendre sur les plaines d’Abraham, dans la nuit du 12 au 13 septembre 1759. 

En 1931, tout le secteur fait l’objet d’un réaménagement majeur, dans le cadre des travaux publics visant à minimiser les effets de la crise économique. 

Le taux de chômage dépasse alors 20 %. De nos jours, la côte a fait l’objet d’importants travaux en 2014-2015. Elle est ouverte à l’année, depuis 2014. 

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L’anse Saint-Michel et l’anse de Sillery en 1917

Déjà, l’année précédente, l’endroit avait été choisi pour construire la travée centrale du pont de Québec, à cause de sa faible profondeur et de la proximité de la voie ferrée.

Mais le 11 septembre 1916, l’énorme structure s’est effondrée, au moment où elle était hissée sur le pont. 13 ouvriers ont perdu la vie. 

Dès l’été suivant, une autre travée centrale est construite, au même endroit. Plus de 100 000 personnes assistent à son installation, le 17 septembre 1917. Un siècle plus tard, seul le chemin de fer n’a guère bougé. 

Le boulevard Champlain et la promenade Samuel-De Champlain occupent les battures du fleuve. Au loin, les grands pins se sont raréfiés sur les falaises de Sillery. Quelques édifices en hauteur ont surgi à l’horizon.