D'hier à aujourd'hui

L’anse Saint-Michel et l’anse de Sillery en 1917

Déjà, l’année précédente, l’endroit avait été choisi pour construire la travée centrale du pont de Québec, à cause de sa faible profondeur et de la proximité de la voie ferrée.

Mais le 11 septembre 1916, l’énorme structure s’est effondrée, au moment où elle était hissée sur le pont. 13 ouvriers ont perdu la vie. 

Dès l’été suivant, une autre travée centrale est construite, au même endroit. Plus de 100 000 personnes assistent à son installation, le 17 septembre 1917. Un siècle plus tard, seul le chemin de fer n’a guère bougé. 

Le boulevard Champlain et la promenade Samuel-De Champlain occupent les battures du fleuve. Au loin, les grands pins se sont raréfiés sur les falaises de Sillery. Quelques édifices en hauteur ont surgi à l’horizon. 

D'hier à aujourd'hui

La rue Saint-Joseph Est vers 1912

À l’époque, la rue Saint-Joseph est surnommée le «Broadway de Québec» à cause de ses grands magasins et de ses salles de spectacles. La voiture n’a pas encore supplanté le cheval. Mais ce n’est plus qu’une question de temps. 

Le tramway vit sa période de gloire. Les jours de fête, il enregistre jusqu’à 60 000 passages. Un exploit pour une ville dont la population tourne autour de 80 000 personnes! 

Un siècle plus tard, la rue Saint-Joseph semble hésiter entre la tradition et la modernité, entre le chic et le populaire. 

Un immeuble en hauteur barre désormais l’horizon vers l’est, souvenir du mail Saint-Roch, ce sarcophage de béton et de plexiglas qui a recouvert la rue à partir 1974. Sa dernière section a rendu l’âme en 2007. 

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Le quai Paquet en 1950

Situé entre la traverse de Lévis et l’ancien chantier A.C. Davie, le quai Paquet, à Lévis, était jadis un dépôt de charbon, de sel, de pierre et de sable en bordure du Saint-Laurent.

L’entreprise Paquet et fils recevait et revendait ces matières premières arrivées par train et par bateau d’Europe, des États-Unis et des Maritimes.

À l’époque, le sel était utilisé pour la conservation de la nourriture. Le charbon, lui, servait au chauffage domestique et à faire fonctionner les locomotives et les machines à vapeur. Des employés remplissaient des poches de charbon qui étaient ensuite livrées, à l’origine, par des chars tirés par des chevaux. 

Animée par une volonté de mettre en valeur la bordure fluviale et de redonner le fleuve à la population, la Ville de Lévis a imposé une cure de rajeunissement, ces dernières années, au secteur de la traverse et plus particulièrement au quai Paquet. Avec sa fontaine comptant 160 jets s’élevant jusqu’à neuf mètres de hauteur, l’endroit est devenu un attrait touristique. 

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La rue Dalhousie en 1952

L’extrémité est du boulevard Champlain et la rue du Marché-Champlain: au début des années 1950, il s’agit d’un secteur pauvre.

Plusieurs maisons sont réputées insalubres. Un terrain plus ou moins gazonné marque encore l’emplacement de l’immense marché Champlain, disparu en 1910. Les enfants l’ont adopté pour leurs jeux. Le funiculaire, qui a été détruit par un incendie, en 1945, a été reconstruit. Sa nouvelle version est recouverte d’une cage métallique. 

Aujourd’hui, le secteur porte la marque des travaux de revitalisation des années 70 et 80, qui privilégiaient une version idéalisée de la Nouvelle-France. Sans le stationnement, l’image serait digne d’une carte postale, avec le Château Frontenac en toile de fond. 

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L’intersection du chemin Sainte-Foy et de la route de l’Église, en 1965

Au milieu des années 60, la ville de Sainte-Foy connaît une croissance vertigineuse. En l’espace de 10 ans, la population est multipliée par 10, pour atteindre 60 000 habitants!

Le baby-boom se termine, mais les écoles débordent. Partout, les nouvelles constructions poussent comme des champignons, même si des traces du vieux village persistent encore. On aperçoit un 5-10-15, un magasin dont la devise consistait à «offrir de tout, ou presque, à bas prix». 

Un demi-siècle plus tard, le secteur est devenu méconnaissable. Le développement des centres commerciaux a eu raison de beaucoup de commerces. 

Depuis les années 2000, la densification est spectaculaire. Même la traverse des enfants apparaît comme un lointain souvenir. 

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L’intersection des rues d’Artigny et Jacques-Parizeau en 1965

Vers 1965, il s’agit encore du cœur du faubourg Saint-Louis, un quartier populaire.

Déjà, l’ajout de grands immeubles à l’arrière du parlement, entre 1910 et 1937, a commencé à gruger son décor de petites maisons typiques. Durant les années 60, la construction d’une série d’édifices administratifs va balayer le reste. Aujourd’hui, il ne reste quasiment rien de l’ancien faubourg, au nord du boulevard René-Lévesque (autrefois Saint-Cyrille). Au premier plan, on aperçoit les édifices Marie-Guyart et André-Laurendeau, avec l’Hôtel du Parlement en toile de fond. 

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L'Ancienne-Lorette, vers 1910

L’intersection des rues Notre-Dame et du Père-Chaumonot, en direction ouest, à L’Ancienne-Lorette. Vers 1910, l’intersection affiche un aspect bucolique, avec son bureau de poste, ouvert quelques décennies plus tôt.

À l’époque, malgré la multiplication des véhicules motorisés, c’est encore un service de diligences qui conduit les gens vers Québec.

Aujourd’hui, l’ancien bureau de poste est toujours là, mais la bibliothèque Marie-Victorin et un vaste stationnement ont remplacé les bâtiments anciens.

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Le faubourg Saint-Jean-Baptiste, vers 1885

À l’époque, le faubourg se remet d’un terrible incendie, survenu en 1881. L’épicerie J. A. Moisan a déjà pignon sur rue. L’électricité ne fera son apparition que l’année suivante, en 1886.

À gauche, sous l’affiche du magasin Côté & Frère, on remarque un réverbère au gaz. Notez les trottoirs en bois et la rue mal pavée où circulent quelques calèches. À l’époque, le crottin de cheval est devenu une source d’inquiétude. Dans les grandes villes, on constate avec effroi l’augmentation constante du nombre de calèches et de chevaux. Certains «futurologues» craignent même que les villes croulent sous des montagnes de crottin. 

Cent trente-deux ans plus tard, la voiture a remplacé la calèche, mais les façades des maisons n’ont pas beaucoup changé. Au loin, on aperçoit une tour de la place D’Youville et la silhouette du Capitole, ouvert en 1903. 

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La rue Saint-Jean en 1890

La rue Saint-Jean en direction ouest, dans le Vieux-Québec.

En 1890, au premier plan, on remarque un tramway hippomobile, tiré par deux chevaux. L'électricité constitue encore une nouveauté, dont l'installation a commencé quatre ans plus tôt. Au loin, on aperçoit une version éphémère de la porte Saint-Jean, qui sera démolie en 1898.

Aujourd'hui, les fils électriques ont disparu. Des édifices en hauteur ont surgi à l'horizon. Et la porte Saint-Jean a été reconstruite en 1939.

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Limoilou: la rue des Peupliers en 1956

L'intersection de la 1re Avenue et de la rue des Peupliers, en direction ouest, dans le quartier de Limoilou.
En 1956, c'est un peu le bout du monde. On vient à peine de rallonger la rue des Peupliers vers l'ouest. La construction de bungalows bat son plein. À gauche, on note l'affiche bilingue. À droite, on remarque une maisonnette, comme si on utilisait encore l'endroit comme lieu de villégiature.