La rue du Chalutier en 1969

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La rue du Chalutier en 1969

Jean-Simon Gagné
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Le Soleil
Patrice Laroche
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La rue du Chalutier, en 1969. À l’époque, les abords de la Saint-Charles sont fort peu prisés par la population. À part quelques commerces ici et là, le secteur n’a rien de très accueillant. De nombreux entrepôts se trouvent plus ou moins à l’abandon.

Les arbres sont aussi rares que les poux sur la tête d’un chauve. Et on ne parle même pas de l’odeur des égouts, lors des chaudes journées d’été. Mais la rivière Saint-Charles ne perd rien pour attendre. 

En 1969, on construit un barrage pour régulariser son débit. Puis, on entreprend le bétonnage systématique de ses berges, à l’image du canal Rideau, à Ottawa. 

Durant deux décennies, la malheureuse rivière va couler dans une sorte de cercueil de béton. Il faudra attendre les années 80 pour que le secteur reprenne des couleurs avec la construction de logements. 

La revitalisation des berges viendra ensuite compléter le tableau, à partir du milieu des années 90. Plus récemment, de nombreux citoyens de la rue du Chalutier se sont opposés au tracé du futur tramway, qu’ils jugeaient trop proche des habitations.

Le boulevard Laurentien en 1969

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Le boulevard Laurentien en 1969

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le boulevard Laurentien, en 1969. Le boulevard, qu’on prolonge alors vers le nord, ne deviendra une autoroute qu’en 1983. Entretemps, la voiture a complètement transformé la ville. Le nombre de kilomètres d’autoroute par tranche de 100 000 habitants y atteint le double de la moyenne nord-américaine.

Des centaines d’immeubles et de maisons ont été rasés pour faire place à des voies rapides. À lui seul, le quartier Saint-Roch a perdu la moitié de ses habitants, entre 1961 et 1981. 

Malgré tout, le stade municipal tient le coup. Même chose pour l’usine de cigarettes Rothmans, héritière de la Rock City Tobacco (à droite). Une passerelle pour les piétons est même ajoutée au-dessus de l’autoroute, en 1984. 

Aujourd’hui, bien des années plus tard, le secteur est à nouveau l’objet de convoitise. La Ville de Québec veut aménager «le pôle d’échanges Saint-Roch», pour l’autobus et le tramway. D’autres rêvent d’y voir aboutir un tunnel entre Québec et Lévis. Qui a dit que l’histoire ne se répétait pas?

La rue Champlain en 1955

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La rue Champlain en 1955

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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La rue Champlain, en 1955. À gauche, on aperçoit le clocher de l’église Notre-Dame-de-la-Garde, vouée aux marins et aux débardeurs. À l’époque, la rue constitue le seul lien entre la Basse-Ville et Sillery. On y trouve encore quelques vendeurs de glace, qui taillent leur matière première directement dans le fleuve, durant l’hiver. Mais de grands changements se préparent.

Bientôt, la rue va être coupée du fleuve par le développement du Port et par la construction du boulevard Champlain. Il faudra des décennies pour que l’erreur soit corrigée. Aujourd’hui, le secteur a retrouvé un minimum de lien avec le fleuve grâce à l’aménagement du bassin Brown et de la promenade Samuel-De Champlain.

La gare de Lévis en 1910

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La gare de Lévis en 1910

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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La gare de la compagnie Intercolonial Railway, à Lévis, en 1910. L’édifice aux allures de château n’a fait que passer. Construit en 1902, il sera détruit par un incendie en 1914. À l’époque, l’âge d’or du train sur la Rive-Sud tire à sa fin. La construction du pont de Québec va finalement se terminer en 1917, après plusieurs tragédies

Aujourd’hui, le paysage a beaucoup changé. L’ancienne gare intermodale de Lévis n’est malheureusement pas visible sur la photo d’époque. Au fil des ans, l’édifice a pourtant servi de marché, d’entrepôt et même de lieu de réunion pour le conseil municipal. Plus récemment, il a repris du service comme centre d’information touristique. Tout autour, les voies ferrées de jadis ont fait place à des routes, à des stationnements et à une piste cyclable

La place d'Youville en 1935

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La place d'Youville en 1935

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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La place d’Youville, qu’on appelait le carré Montcalm, lors d’une imposante cérémonie militaire soulignant le 25e anniversaire du couronnement du roi George V, le 5 mai 1935.

Le «carré» est devenu un lieu de rassemblement idéal, depuis que le marché Montcalm a déménagé quelques années auparavant. En 1935, la station de radio CKCV aménage dans le grenier du Capitole, où elle connaîtra ses heures de gloire. L’hôtel Montcalm est un incontournable des nuits de Québec. Il sera démoli beaucoup plus tard, en 1969, pour faire place à l’édifice de la Banque de Montréal. À droite, derrière les murailles, on aperçoit le pensionnat Saint-Louis-de-Gonzague dans sa version originale, avec un toit en mansarde. 

Aujourd’hui, l’endroit a été transformé par l’ajout de nombreux édifices assez disparates. Le théâtre Le Diamant, derrière la façade de l’ancien édifice du YMCA, vient de s’y ajouter. En hiver, signalons que la place d’Youville accueille la patinoire la plus achalandée de toute la région.

L’Anse-Tibbits (Lévis) vers 1880

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L’Anse-Tibbits (Lévis) vers 1880

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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L’Anse-Tibbits (Lévis), vers 1880. Depuis 1854, le chemin de fer du Grand Tronc y a établi son terminus. À la fin du XIXe siècle, Lévis est directement reliée à Montréal, aux provinces Maritimes, à l’Ontario et aux États-Unis. Elle connaît une activité commerciale frénétique. De quoi rendre Québec jalouse. Le poète Louis Fréchette peut même s’exclamer : «Tu surgis, et Québec ta rivale a pâli».

À l’horizon, la silhouette de Québec apparaît très différente. Le Château Frontenac ne sera complété qu’en 1893. La construction de l’édifice Price ne commencera qu’en 1928. Les immenses silos à grains du Port ne surgiront pas avant 1913. Sur le fleuve, on remarque un grand voilier. Le tonnage des navires à vapeur est alors sur le point de dépasser celui des voiliers, même si ces derniers persisteront durant plusieurs décennies. 

Aujourd’hui, l’Anse-Tibbits est devenue plus paisible. Sur place, on trouve un parc et des jardins communautaires.

Le boulevard Sainte-Anne et le pont de l’Île-d’Orléans en 1952

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Le boulevard Sainte-Anne et le pont de l’Île-d’Orléans en 1952

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le boulevard Sainte-Anne et le pont de l’Île-d’Orléans, en 1952. Inaugurée en juillet 1935, la nouvelle structure s’appelle d’abord le pont Taschereau. Dans sa grande modestie, le premier ministre et député du coin, Louis-Alexandre Taschereau, a fait baptiser le pont en son honneur!

Notons aussi que de 1935 à 1944, un droit de passage est exigé des usagers. Mais revenons en 1952. À l’époque, l’inauguration du boulevard Sainte-Anne a déjà commencé à transformer le secteur. À gauche, sur la photo, on aperçoit l’usine de la Dominion Textile, qui sera démolie en 1992 pour aménager le parc de la Chute-Montmorency. Aujourd’hui, le paysage semble avoir été redessiné par le ministère des Transports. Il est dominé par le boulevard Sainte-Anne élargi et par l’autoroute Dufferin-Montmorency, qui confisque les magnifiques berges du fleuve depuis des décennies.

Le chemin des Quatre-Bourgeois en 1974

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Le chemin des Quatre-Bourgeois en 1974

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le chemin des Quatre-Bourgeois et la construction du Centre innovation, alias la pyramide de Sainte-Foy, en 1974. La Ville de Sainte-Foy connaît alors une croissance vertigineuse. De 1951 à 1971, la population est passée de 6000 à près de 70 000 personnes. La Pyramide a été construite sur un immense terrain vendu par les Frères des Écoles chrétiennes.

Dans le secteur, presque toutes les constructions viennent de surgir de terre. Au loin, le Parc industriel est encore peu étendu. Tout en bas de la photo, on aperçoit l’autoroute du Vallon, qui prendra le nom de Robert-Bourassa, en 2006. 

Aujourd’hui, on remarque surtout l’ajout des terrains de sport de l’Université Laval, au sud du chemin des Quatre-Bourgeois.

Le coin De l'Espinay et la 1re Avenue en 1958

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Le coin De l'Espinay et la 1re Avenue en 1958

Guillaume Mazoyer
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Le coin de la rue De L’Espinay et de la 1re Avenue, en 1958. Situé dans Limoilou, ce coin de rue est l’endroit où se trouve l’Hôpital Saint-François d’Assise, à gauche des photos, hors champ. Il a été édifié en 1913 et agrandi à la fin des années 1940. La rue De L’Espinay a obtenu sa dénomination en 1917 pour honorer Jean-Baptiste Couillard de Lespinay, propriétaire terrien et arrière-petit-fils de Louis Hébert, premier colon de la Nouvelle-France.

En 1958, les résidences pour aînés Les Jardins le Flandre n’avaient pas encore été construites. Elles le seront 13 ans plus tard. L’imposant projet comprend 15 étages pour 135 logements. La plupart des grands arbres limoulois, eux, ont survécu à l’épreuve du temps.

Le Palais de l'industrie en 1927

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Le Palais de l'industrie en 1927

Guillaume Mazoyer
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Le Palais de l’industrie, en 1927. Connu aujourd’hui comme le Grand Marché de Québec, il est à l’époque un vaste édifice d’expositions annuelles, assurant la promotion des affaires de la région. Une installation de montagnes russes est visible aux abords du bâtiment, témoignant de l’importance du lieu de rassemblement.

En 1898, la Compagnie de l’Exposition de Québec, dont l’objectif est de faire la promotion du commerce, de l’agriculture de la région et de l’industrie avec des expositions annuelles, fait l’acquisition du terrain de l’actuel Grand Marché et de ses alentours. 

Au tournant du XXe siècle, le premier Palais de l’industrie est érigé. C’est un grand hall d’exposition, dont l’architecture est du type industriel des années 1920. 

L’édifice a une superficie de 120 mètres par 60 (400 pieds par 200 pieds). Trois ans avant ce cliché, en 1924, le bâtiment est rénové selon les plans de l’architecte Adalbert Trudel et de l’ingénieur Édouard Hamel, à la demande du maire de l’époque, Joseph-Octave Samson. 

L’architecte à qui sont confiés les plans est connu à Québec pour l’agrandissement de l’église Saint-Zéphirin, ainsi que pour le Cinéma de Paris de la rue Saint-Joseph – l’actuel Impérial de Québec. L’ingénieur est quant à lui célèbre pour avoir assuré la canalisation de la rivière Lairet dans Limoilou. 

En 1956, le bâtiment prend le nom de Pavillon du commerce. En 1994, il est voué à l’abandon, les ouvertures ont été murées et il semble bon pour la démolition. 

Finalement, une piste de karting y sera installée, et le bâtiment sera occasionnellement utilisé par Expo Québec. Il accueille le Grand Marché depuis l’année dernière.

Le pavillon Palasis-Prince en 1969

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Le pavillon Palasis-Prince en 1969

Guillaume Mazoyer
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Le pavillon Palasis-Prince de l’Université Laval, en 1969. Il est le deuxième bâtiment érigé sur l’actuel campus. En 2020, le pavillon fait partie des 40 bâtiments de l’université, entouré entre autres par le PEPS. Il est veillé par la Pyramide de Sainte-Foy que l’on aperçoit en arrière-plan.

En 1924, les Frères des Écoles chrétiennes fondent l’École supérieure de commerce de Québec, sur la rue Cook dans la vieille ville. Celle-ci connait un franc succès et son expansion nécessite son déménagement vers un nouveau local flambant neuf : le Palasis-Prince. 

Le bâtiment est inauguré en 1952, trois ans après le premier édifice du campus, l’Abitibi-Price. Dès son édification, il héberge la Faculté des sciences de l’administration. 

Le pavillon est nommé en l’honneur du professeur émérite et fondateur de l’École de Commerce, le frère Palasis Prince. Dès 1950, le projet de construction du bâtiment nécessite une campagne publique de souscription, qui récoltera 1,5 millions $. 

L’édifice voit le jour grâce à une contribution supplémentaire du gouvernement Duplessis, pour assurer le bon fonctionnement de l’établissement pendant ses premières quinze années. 

Juste avant le tournant du millénaire, le pavillon a besoin de travaux d’agrandissements. Initialement conçu pour accueillir 600 étudiants, l’édifice doit composer avec les 4000 inscrits au programme. 

D’importants travaux de modernisation sont réalisés en 1998-1999, au coût de 23 millions $.

Le monument de Samuel de Champlain en 1943

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Le monument de Samuel de Champlain en 1943

Guillaume Mazoyer
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Le monument de Samuel de Champlain, sur la terrasse Dufferin, en 1943. Dans les années 40, l’espace est un stationnement. Aujourd’hui, les carlingues rutilantes ont laissé place aux touristes du monde, venus admirer les charmes de la capitale.

En 1943, la statue de Samuel de Champlain, fondateur de la ville, est déjà presque cinquantenaire. Elle a été inaugurée en 1898. 

L’emplacement de la statue du fondateur a été choisi soigneusement pour être à proximité du premier château Saint-Louis, érigé par Charles Huault de Montmagny, le successeur de Samuel de Champlain. 

Construit en France par le sculpteur Paul Chevré et amené par pièces détachées jusqu’à Québec, le monument a été inauguré en grande pompe le 21 septembre 1898 en présence des premiers ministres Wilfrid Laurier et Félix-Gabriel Marchand.

Giguère Automobiles et l’Exposition provinciale de 1957

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Giguère Automobiles et l’Exposition provinciale de 1957

Jean-Simon Gagné
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Giguère Automobiles et l’Exposition provinciale, en 1957. À l’époque, «l’Expo» utilise les champs avoisinants pour garer les véhicules, lorsque le stationnement du Colisée est plein. À droite, on aperçoit les deux tours du bâtiment de l’Hippodrome, disparu en 2012. Au nord, les constructions sont encore peu nombreuses.

Le premier tronçon de la future autoroute Laurentienne, alors un simple boulevard, a été complété l’année précédente, en 1956. La voie rapide se termine sur le boulevard Hamel, devant les immenses installations de Giguère Automobiles, l’un des grands concessionnaires de la région. 

Aujourd’hui, les nouvelles constructions comme le Centre Vidéotron et le Centre de foires dominent le paysage. Seules les ruines de Giguère Automobiles, un commerce fermé en 2005, témoignent d’un passé révolu.

La rue De Buade dans les années 30

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La rue De Buade dans les années 30

Jean-Simon Gagné
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La rue De Buade et la place de l’Hôtel-de-Ville, vers le milieu des années 30. À l’époque, l’endroit est souvent appelé la place de la Basilique. En 1935-36, l’annuaire de Québec indique que l’entreprise de Patrick Gingras, au coin de la rue, vend du charbon et de l’huile à chauffage.

Le long de la rue De Buade, on retrouve deux commerces très associés à la petite histoire du Vieux-Québec : la Librairie Garneau et le magasin de vêtements Holt Renfrew. 

À droite de la basilique, l’imposant édifice avec une tourelle coiffée d’un dôme est alors le siège du Chronicle Telegraph, le quotidien anglophone de Québec. 

Aujourd’hui, la Librairie Garneau a fait place à la Boutique de Noël. Le Chronicle est devenu un hebdomadaire. 

Le tramway et les pavés ont disparu depuis belle lurette. Mais personne ne s’ennuie des fils électriques, enfouis au début des années 70.

La place d'Youville vers 1915

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La place d'Youville vers 1915

Jean-Simon Gagné
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La place d’Youville, qui s’appelait le carré Montcalm, vers 1915. Le «carré» accueille alors le principal marché de la Haute-ville, avec son édifice des halles et plusieurs étals à l’extérieur.

À l’époque, le nombre d’automobiles augmente rapidement, mais le tramway électrique reste la vedette incontestée des transports. Durant les jours de fête, le «tram» peut enregistrer 60 000 passages à cinq sous. Un exploit, dans une ville d’environ 80 000 personnes!

À droite, le long des murailles, notez «l’absence» d’une porte Saint-Jean. La porte telle que nous la connaissons, avec sa tourelle caractéristique, n’apparaîtra qu’en 1938. 

Aujourd’hui, sur la place d’Youville, les petites maisons de briques ont été remplacées par un carrefour d’autobus. L’ancien édifice du YMCA a été complètement transformé pour accueillir le théâtre Le Diamant, de Robert Lepage. 

Au fond, adossé aux murailles, l’Auditorium a été rebaptisé le Capitol (1930), puis le théâtre Capitole (1992).

Le coin des rues Dalhousie et du quai Saint-André vers 1907

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Le coin des rues Dalhousie et du quai Saint-André vers 1907

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le coin des rues Dalhousie et du quai Saint-André, vers 1907. Quelques décennies plus tôt, l’arrivée du chemin de fer sur la rive nord du fleuve a donné une seconde vie au quartier du port.

Au premier plan, on aperçoit l’imposant édifice de la Whitehead & Turner Wholesale Grocers, dont les publicités vantent les produits en provenance de la Méditerranée et des colonies des Indes occidentales, notamment le thé. L’Empire britannique se trouve alors à son apogée.

À l’horizon, sur le cap Diamant, on reconnaît la silhouette du Séminaire de Québec et celle d’un Château Frontenac miniature. La grande tour centrale du Château n’apparaîtra pas avant 1924. 

Aujourd’hui, une station-service remplace les importateurs de thé. Et le théâtre Ex Machina de Robert Lepage a sauvé la façade d’une ancienne caserne de pompier, sur la rue Dalhousie.

La rue Sous-le-Fort vers 1895

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La rue Sous-le-Fort vers 1895

Jean-Simon Gagné
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La rue Sous-le-Fort, vers 1895. À l’époque, le Château Frontenac est tout jeune. Le funiculaire aussi. Inauguré en 1879, il fonctionne encore à la vapeur. L’électricité a fait son apparition sur la terrasse Dufferin, juste en haut de la falaise, le 30 septembre 1885. Mais la «fée électricité» ne semble pas avoir été installée dans ce qui deviendra le quartier Petit-Champlain.

Notez les planches qui recouvrent la rue, probablement pour éviter que les passants ne s’enfoncent dans la boue. L’endroit est déjà fréquenté par les touristes. 

Aujourd’hui, la petite rue s’impose comme l’un des endroits les plus emblématiques de Québec. Au bout, on aperçoit encore la maison de l’explorateur Louis Jolliet, maintes fois transformée depuis sa construction, en 1684.

Le Snack-bar d’Aiguillon en 1975

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Le Snack-bar d’Aiguillon en 1975

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le coin des rues d’Aiguillon et Saint-Augustin, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, à Québec, en 1975. Durant des années, le casse-croûte a coexisté avec un petit terminus des autobus Fournier. Dès 1955, le «relais d’Aiguillon» sert de point de départ au trajet de l’autobus 7, qui relie une dizaine de fois par jour Québec, Sillery, Sainte-Foy, Cap-Rouge et Saint-Augustin... en moins d’une heure.

Au début du transport en commun, il semble que deux principes s’affrontent en matière de service à la clientèle. Le premier stipule que «plus vite on arrive, plus le client est content!» Le second se veut un peu plus «relax». Il affirme que «si [l’autobus] passe une “couple” de minutes en retard, cela donne une chance au client dont la montre retarde». 

Au début des années 70, la création de la Commission de transport de la communauté urbaine, l’ancêtre de notre RTC, entraîne la fermeture du terminus. Le casse-croûte survit quelques années, avant d’être remplacé par le HLM Les appartements d’Aiguillon, en 1979. 

À noter que l’autobus numéro 7 a existé jusqu’en 2016, avant de se transformer en 807, pour indiquer un parcours peu plus rapide. 

Source : www.histoireautobusquebec.com

La 5e rue à Limoilou en 1940

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La 5e rue à Limoilou en 1940

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Un cortège funèbre sur la 5e Rue, à Limoilou, en 1940. Après avoir été fusionné à Québec, en 1909, le «nouveau quartier» a connu un boum démographique. De 1911 à 1931, la population est passée de 3652 à 25 795 personnes. Les promoteurs se sont inspirés du modèle quadrillé de New York, avec des rues (est-ouest) et des avenues (nord-sud).

On a vu se multiplier les immeubles en brique de quelques étages, avec des escaliers à l’extérieur pour gagner de l’espace. Ils deviendront l’emblème du quartier. 

Aujourd’hui, le secteur a gardé ses principaux points de repère. Fermée au culte depuis 2012, l’immense église Saint-Charles-de-Limoilou, sur la 8e Avenue, est reconvertie en «laboratoire d’innovation sociale». 

On veut y développer des projets associant les citoyens, les entreprises et les organisations du quartier.

L’intersection des rues Saint-Nicolas et Saint-Vallier est, en 1977

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L’intersection des rues Saint-Nicolas et Saint-Vallier est, en 1977

Jean-Simon Gagné
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L’intersection des rues Saint-Nicolas et Saint-Vallier est, en 1977. Le secteur vit alors ses heures les plus sombres. On démolit beaucoup. Il est même question de raser la magnifique gare du Palais, en contrebas. Les choses s’amélioreront avec le réaménagement progressif du quartier du Vieux-Port et la réouverture de la gare (1985).

Aujourd’hui, la plupart des immeubles ont été rénovés ou reconstruits. Les fils électriques ont même été enfouis! Au bout de la rue, on aperçoit les arbres de la place Jean-Pelletier, inaugurée en 1998, devant la gare du Palais. Personne ne s’ennuie de l’immense terrain vague qui y servait jadis de stationnement.

Le boulevard Charest Ouest en 1961

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Le boulevard Charest Ouest en 1961

Jean-Simon Gagné
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Le boulevard Charest Ouest, à l’intersection de la rue Saint-Vallier, en 1961. Notez les voitures stationnées «en épi» et le panneau d’affichage en anglais, sur la droite. Le boulevard Charest vient alors d’être élargi, pour accommoder les automobiles de plus en plus nombreuses. On ne ménage pas trop la population. Et ce n’est qu’un début.

Durant la seule année 1961, près de 200 logements sont démolis dans le quartier Saint-Sauveur. Même les jours de l’église Notre-Dame-de-Lourdes (à gauche) sont comptés. Elle tombera sous le pic des démolisseurs, en 1968. Aujourd’hui, un demi-siècle plus tard, c’est l’énorme édifice de béton du centre d’hébergement Notre-Dame-de-Lourdes qui domine le paysage.

La rue Dalhousie vers 1960

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La rue Dalhousie vers 1960

Jean-Simon Gagné
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La rue Dalhousie, vers 1960. À droite, on aperçoit l’édifice de la Canada Steamship Lines, une compagnie qui a longtemps offert une liaison maritime vers Montréal. Juste à côté, on pouvait aussi acheter des billets pour aller en Europe à bord d’un transatlantique. À l’époque, on trouve encore de nombreux entrepôts dans le secteur.

Mais l’activité portuaire va bientôt à se déplacer. Durant les années 80, les entrepôts plus ou moins délabrés font place à un stationnement et à l’énorme édifice des Terrasses du Vieux-Port, que l’ancien maire Jean Pelletier décrira comme une «horreur». 

Aujourd’hui, l’espace a été réaménagé pour accueillir la place des Canotiers, dont le nom a été choisi lors d’un concours, au printemps 2015. On a dit et on a redit qu’il s’agit souvent du premier endroit que découvrent les passagers des navires de croisière arrivant à Québec. Durant les beaux jours, les cyclistes et les piétons se disputent le secteur.

L’intersection des rues Saint-Jean et des Glacis en 1929

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L’intersection des rues Saint-Jean et des Glacis en 1929

Jean-Simon Gagné
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L’intersection des rues Saint-Jean et des Glacis, en 1929. À l’époque, la future place d’Youville s’appelle le «carré Montcalm» et on y trouve encore un marché public. Mais tout va changer à partir des années 60.

La construction de grands édifices et l’aménagement d’arrêts d’autobus sonnent le glas de tout ce qui est ancien. Le dernier îlot de bâtiments, surnommé «l’îlot sauna», est rasé en 1999 pour faire place à l’hôtel Palace Royal. 

En 2020, seule la façade de l’ancien édifice du YMCA, où s’est installé le théâtre Le Diamant, a survécu à l’orgie de démolitions.

L’intersection de la rue d’Aiguillon en 1947

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L’intersection de la rue d’Aiguillon en 1947

Jean-Simon Gagné
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L’intersection de la rue d’Aiguillon et de la côte d’Abraham, en 1947. Le tramway vit ses derniers moments. Il disparaîtra l’année suivante. À gauche, l’édifice en hauteur abrite un centre «médico-dentaire».

On y trouve surtout des cabinets de chirurgiens et de dentistes. À droite, le long de la côte d’Abraham, notez la façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul, avec ses coupoles à l’orientale. 

Deux ans plus tard, elle sera ravagée par un incendie. Vers 1950, on la reconstruira en moins gracieuse. Puis, plus tard, bien plus tard, on la démolira, sous prétexte qu’elle n’a «aucune valeur patrimoniale». 

Entre-temps, un autre gros bâtiment gris et noir a surgi sur ce qui est devenu l’avenue Honoré-Mercier. De nos jours, on pourrait facilement confondre la photo avec celle d’une morne banlieue de Cincinnati. (Remerciements à Louis-Pascal Rousseau) Jean-Simon Gagné

La rue de l'Artillerie en 1945

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La rue de l'Artillerie en 1945

Jean-Simon Gagné
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La rue de l’Artillerie, aujourd’hui l’intersection du boulevard René-Lévesque et de l’avenue Honoré-Mercier, en 1945. Deux décennies plus tard, tout le secteur sera anéanti. 

Le «réaménagement de la colline Parlementaire», comme on le surnomme à l’époque, cause plus de destructions que les bombardements d’une guerre. Un vrai carnage. 

Entre 1960 et 1976, plus d’un millier de bâtiments sont rasés dans les faubourgs Saint-Louis et Saint-Jean-Baptiste. 

Dès 1965, on prolonge vers l’est l’ancêtre du boulevard René-Lévesque, le boulevard Saint-Cyrille. 

Puis à partir de la fin des années 60, plusieurs grands édifices font leur apparition, notamment Place Québec (1971) et le Complexe G (1972). 

Les travaux d’aménagement et de réaménagement se poursuivront durant presque trois décennies. 

Aujourd’hui, seul le toit de l’édifice Jean-Antoine-Panet (en haut, à gauche) permet de confirmer qu’il s’agit bien de la même ville. (Source : Société historique du Québec)

La Grande Allée en face du Manège militaire en 1951

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La Grande Allée en face du Manège militaire en 1951

Jean-Simon Gagné
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Le Soleil
Patrice Laroche
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La Grande Allée, en face du Manège militaire, en 1951. À droite, on aperçoit la maison Harcourt-Smith, qui abrite alors l’École des arts domestiques. Vers 1942, l’établissement compte 25 «techniciennes» qui donnent notamment des cours de couture, de cuisine, de tissage, de crochetage, de tricot, de chapellerie et de broderie. Il joue un rôle clé dans la sauvegarde de l’artisanat populaire.

Hélas, son magnifique bâtiment sera démoli à la fin des années 60, pour construire le Complexe H, alias le calorifère. De l’autre côté de la Grande Allée, les maisons bourgeoises n’auront pas plus de chance. 

Elles seront rasées pour faire place au parc Grande Allée, que tout le monde appelle le Pigeonnier. Il devient ensuite le parc de la Francophonie, en 1995. 

Aujourd’hui, le secteur se trouve au coeur des activités du Carnaval du Québec et du Festival d’été. (Sources: Société historique de Québec et les Éditions Histoire Québec

La côte du Palais en 1952

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La côte du Palais en 1952

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Sur la gauche, le pavillon D’Aiguillon, de l’Hôtel-Dieu, n’en a plus pour très longtemps. Deux ans plus tard, il sera démoli pour faire place à une tour de 14 étages qui va créer le scandale, au point d’accélérer le classement de l’arrondissement historique.

Notez les enseignes au néon et les publicités de cigarettes Sweet Caporal.

Au premier plan, on aperçoit un trottoir de bois, qui vient d’être déglacé. Un peu plus loin, au-dessus du comptoir-lunch Chez Donat, ne manquez pas le prix imbattable du Indoor Overnight Parking. Un dollar pour la nuit! L’équivalent de 9,50 $ en argent de 2020.

En face, devant l’Hôtel-Dieu, l’attelage est peut-être celui d’un livreur de glace. Aujourd’hui, l’Hôtel Victoria et l’Armée du Salut se trouvent encore sur les lieux. Mais il faut bien dire que le secteur a perdu ses allures de quartier populaire.

L'édifice du journal l'Action catholique en 1963

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L'édifice du journal l'Action catholique en 1963

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Un kiosque de taxis devant l’édifice de l’Action sociale catholique, sur la rue Saint-Paul, en 1963. On y trouve notamment le siège du quotidien L’Action catholique, qui deviendra L’Action, puis Action-Québec, avant de disparaître.

À gauche, on aperçoit l’hôtel Château Champlain, dont la façade de style «Château» tente de s’harmoniser avec celle de la gare du Palais, juste en face. À l’horizon, l’agrandissement très hideux de l’Hôtel-Dieu fait déjà partie du paysage. Ce n’est qu’un début. Bientôt, l’autoroute Dufferin-Montmorency va trancher le quartier Saint-Roch en deux. Plusieurs milliers de personnes seront expropriées. 

Le secteur mettra beaucoup de temps à se remettre. Aujourd’hui, l’ancien édifice de l’Action catholique abrite des logements et des commerces. L’hôtel a fait place à la Maison Lauberivière, un refuge pour les itinérants. L’église Notre-Dame-de-la-Paix (à droite) a été reconvertie en «condos». Et il faut toujours beaucoup d’imagination pour donner vie au no man’s land créé sous l’autoroute...

La Grande Allée en 1905

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La Grande Allée en 1905

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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La Grande Allée, vue de la porte Saint-Louis, lors des funérailles du lieutenant-colonel Charles Edward Montizambert, en 1905. Depuis l’inauguration du Parlement, en 1886, la Grande Allée est devenue la «voie la plus prestigieuse de Québec».

La bourgeoisie s’y fait construire de magnifiques demeures. La Ville de Québec multiplie les travaux d’embellissement, notamment la plantation d’arbres. Un peu en retrait, sur la gauche, on devine le Pavillon des patineurs, construit en 1891.

 Il s’agit du domicile des Bulldogs de Québec, qui remporteront deux fois la Coupe Stanley. Aujourd’hui, les maisons élégantes ont fait place aux édifices H et J, alias le «calorifère», pour les intimes. 

L’ancien ministre Pierre Laporte en parlera comme «d’un crime contre la beauté de Québec». Pour la petite histoire, notons que la patinoire des Bulldogs a été détruite par un incendie, en 1918. Elle est remplacée par l’avenue George-VI, bordée par la Croix du Sacrifice. 

Le boulevard Laurier en 1973

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Le boulevard Laurier en 1973

Jean-Simon Gagné
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Patrice Laroche
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Le boulevard Laurier, à la hauteur de l’avenue de Germain-des-Prés, en 1973. Inauguré en 1961, le centre commercial Place Laurier a été construit (en partie) sur les terrains du premier aéroport de Québec.

Notez les enseignes de commerces disparus, comme Le Syndicat et les supermarchés Dominion. Quelques années plus tard, la gare d’autobus de Sainte-Foy s’installera à cet endroit. En face, le long du boulevard Laurier, on aperçoit le Centre hospitalier de l’Université Laval, qui fut d’abord un hôpital pour les anciens combattants. Aujourd’hui, les immeubles se sont multipliés, mais le paysage est encore dominé par les stationnements. Les lecteurs désœuvrés peuvent s’amuser à compter plus de 150 voitures, sur la photo. j