D'hier à aujourd'hui

L’intersection de la côte d’Abraham et de la rue Saint-Vallier en 1963

Force est d’admettre que l’intersection de la côte d’Abraham et de la rue Saint-Vallier a beaucoup changé en 55 ans, et pas seulement en raison des modèles de voitures qui y circulent!

Le commerce Québec Photo, à droite, est aujourd’hui remplacé par un hôtel et l’oeuvre d’art public La Falaise apprivoisée de Florent Cousineau a fait son apparition sur la photo de 2018 avec ses plaques de métal rouillées. 

On remarquera également... un feu de circulation, absent en 1963 et qui régit aujourd’hui la circulation automobile dans ce secteur fort achalandé.  

D'hier à aujourd'hui

Rue Saint-Jean, coin Saint-Augustin, en 1952

Si ce n’était de la prépondérance de l’anglais dans l’affichage et des modèles de voitures qui trahissent les 66 ans qui séparent ces deux photos, bien peu a changé dans le coup d’œil et le gabarit de la rue Saint-Jean, photographiée ici au coin de la rue Saint-Augustin. 

D'hier à aujourd'hui

L’extrémité est du boulevard René-Lévesque en 1974

L’extrémité est du boulevard René-Lévesque (alors Saint-Cyrille), en 1974.

À l’époque, le réaménagement tout en béton de la Colline parlementaire est presque terminé. La circulation automobile se fait désormais sur différents paliers, grâce à un muret qui tranche le secteur en deux. On le surnomme «le mur de la honte» ou «la piste d’atterrissage». Hideuse mais tenace, cette horreur urbaine va persister jusqu’aux années 1990. Sa disparition n’a pas fait verser beaucoup de larmes. Il faut dire qu’on ne pouvait pas faire pire.

D'hier à aujourd'hui

L’intersection des rues Saint-Joseph Est et du Pont en 1966

L’intersection des rues Saint-Joseph Est et du Pont, en janvier 1966.

Le grand magasin de vêtements Norman tient alors sa célèbre vente à 1 ¢, l’ancêtre du Boxing Day. Les plus perspicaces peuvent s’amuser à distinguer le début et la fin de la file des clients. Nous leur souhaitons bonne chance. 

Mais revenons à notre intersection. Quelques années plus tard, le secteur sera recouvert par le mail Saint-Roch. Les grands magasins comme Norman, Pollack et Paquet vont presque tous déménager ou disparaître.

La Capitale

Le magasin Sears en 1962

Naissance et mort d’un géant.

La construction du magasin Sears (alors Simpsons-Sears) de Place Fleur de Lys, en 1962. Il deviendra le premier grand magasin de la compagnie au Québec.

D'hier à aujourd'hui

Le quai Chouinard en 1963

Le quai Chouinard et l’ancienne place du Marché-Finlay, en 1963. À l’époque, la neige sale est balancée dans le fleuve, sans états d’âme.

L’habitude va se poursuivre jusqu’en 1997, avec le parachèvement de dépôts à neige. Sans le savoir, le photographe de 1963 a saisi un monde en voie de disparition. 

Presque tout le secteur sera bientôt rasé pour faire réapparaître la batterie royale et pour reconstruire les bâtiments dans un style Nouvelle-France. Seul l’entrepôt Thibaudeau a survécu (de justesse) au pic des démolisseurs. 

Encore aujourd’hui, sa présence rappelle l’existence d’un important marché sur les lieux, jusqu’au début du XXe siècle. 

Et aujourd'hui...

D'hier à aujourd'hui

La rue Marie-de-l’Incarnation en 1954

La rue Marie-de-l’Incarnation, en direction nord, en 1954. À l’époque, la rue est traversée par… une voie ferrée!

Pas de barrières. Seulement des feux d’arrêt qui semblent très discrets selon les critères de sécurité d’aujourd’hui. 

Mais il convient de préciser que la circulation automobile est beaucoup moins dense. 

De 1954 à 2017, dans la grande région de Québec, le nombre d’automobiles a été multiplié par 13! Il est passé de 60 200 à 777 000. 

D'hier à aujourd'hui

L'intersection Saint-Joachim-D'Youville en 1945

L’intersection des rues Saint-Joachim et D’Youville, probablement en 1945.

À gauche, dans ce qu’on appelait «l’édifice des vétérans», le cinéma Le Cambrai présente Le trésor de Tarzan. La version originale du film est sortie en décembre 1941, mais à l’époque, les versions françaises se laissent longtemps désirer! 

Le film met en vedette l’ancien champion de nage olympique Johnny Weissmuller, dans le rôle de Tarzan, et Maureen O’Sullivan, dans le rôle de Jane. 

À droite, on aperçoit l’hôtel Montcalm, où se trouve un bar très fréquenté. En 1970, l’hôtel Montcalm et tout le pâté de maison ont été démolis pour faire place à l’édifice de la banque de Montréal, revêtu d’un béton de couleur rose.

D'hier à aujourd'hui

La Côte de la Montagne en 1930

On raconte que Samuel de Champlain avait dessiné le tracé de la Côte dès 1630, ce qui en ferait la plus vieille rue de Québec.

Sur la photo de 1930, on remarque une carriole qui servait probablement à livrer des marchandises et à raccourcir la montée pour les piétons fatigués. 

Qui sait? Aujourd’hui, la rue n’a pas trop changée. L’adorable affiche du défunt restaurant Le Vendôme est encore en place. 

Deux bâtiments ont toutefois cédé la place à la porte Prescott, une passerelle inaugurée en 1983. 

Et aujourd'hui...

D'hier à aujourd'hui

L’église méthodiste wesleyenne en 1894

Construite en 1848, cette église à la jonction des rues Cook et Dauphine sera l’un des premiers lieux de culte «convertis» à un autre usage à Québec.

L’Institut canadien y déménagera en 1944, grâce à un don du sénateur Lorne C. Webster. Ironie du sort, Monsieur encourage la mission laïque de l’Institut en lui offrant un temple! 

En 2012, le bâtiment a fait l’objet de travaux d’agrandissement importants, pour accueillir la Maison de la littérature.

L'image que l'on voit est saisie pendant le Carnaval de 1894. 

Et aujourd'hui ...