D'hier à aujourd'hui

La Grande Allée Est en 1970

La Grande Allée Est, en 1970. Plusieurs maisons s’élèvent alors sur ce qui deviendra la rue des Parlementaires et le parc de la Francophonie. Ici, on aperçoit la maison Hearn, construite vers 1840. La luxueuse résidence a servi de décor dans le film I Confess (La loi du silence), du cinéaste Alfred Hitchcock, en 1952. Elle sera démolie en 1972.

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Soir d'hiver sur la rue St-Jean, 1965

La place D’Youville, vue de l’intérieur de la porte Saint-Jean, en 1965. On aperçoit le cinéma de Paris et le «Capitol» à l’anglaise. À gauche, on devine à peine l’Hôtel Montcalm, qui n’en a plus pour très longtemps. Il sera bientôt remplacé par l’énorme Édifice D’Youville. Au centre, on aperçoit les maisons de l’îlot d’Aiguillon, le futur «îlot Sauna». En 1999, malgré les objections des défenseurs du patrimoine, elles seront démolies pour faire place à l’actuel hôtel Royal Palace.

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La rue McMahon en 1895

La foule est probablement constituée de paroissiens qui sortent de l’église Saint-Patrick, qu’on aperçoit à peine. La petite église sera ravagée par un incendie en 1970. Laissé à l’abandon, son squelette est devenu le Centre de recherche de l’Hôtel-Dieu, après une transformation architecturale assez brutale. Entretemps, le secteur s’est complètement transformé. Au bout de la rue, sur la côte du Palais, l’aile Richelieu de l’Hôtel-Dieu est inaugurée en 1931. À l’arrière, une tour de 14 étages a surgi à la fin des années 50. Sa construction, qui défigure la silhouette de la vieille ville, cause beaucoup d’émoi. Elle va contribuer à la création de l’arrondissement historique du Vieux-Québec, en 1963.

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Le patro Roc-Amadour 1978

L’incendie du Patro Roc-Amadour, le 17 avril 1978. La scène est spectaculaire. Des centaines de personnes se rassemblent sur les lieux, comme pour dire adieu à un vieil ami. En l’espace de deux heures, ce bâtiment pilier de la vie communautaire est anéanti. Mais les habitués des lieux ne tardent pas à rebondir. En l’espace de quelques mois, trois millions $ sont recueillis pour la reconstruction. Dès le mois de juin 1979, le nouveau Patro ouvre ses portes, au même endroit. Il sera agrandi en 2012.

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L'hôtel de ville à Saint-Romuald en 1905

Le chemin du Fleuve, à Saint-Romuald, en 1905. Le secteur est alors en plein essor. L’hôtel de ville (à gauche) a été construit trois ans plus tôt, en 1902. La même année, le tramway a commencé à circuler, pour relier Saint-Romuald et Lévis. L’immense chantier de la construction du pont de Québec engendre une grande activité économique. Aujourd’hui, l’hôtel de ville de Saint-Romuald est devenu celui de Lévis. Le bâtiment, endommagé par un incendie en 1994, a été restauré et agrandi. Mais le progrès a ses limites. À preuve, les fils électriques semblent plus nombreux qu’autrefois…

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La patinoire de la rivière Saint-Charles

Le patinage sur la rivière Saint-Charles, à la hauteur de la marina Saint-Roch, en 1978. Selon les ans, la «patinoire» naturelle s’étire sur une longueur qui varie de 1,7 à trois kilomètres. À noter que les rives de la rivière sont alors entièrement bétonnées. Leur «renaturalisation» fera l’objet de luttes épiques, au cours des décennies suivantes. Entretemps, le patinage sur la rivière a pris fin en 1998. La ville estime que les hivers deviennent trop imprévisibles. Les citoyens, eux, trouvent que l’entretien de la glace laisse à désirer. En 1994, Le Soleil écrit à la blague: «À Québec, les seules patinoires bien entretenues pendant l’hiver, ce sont les trottoirs!» Depuis, on annonce périodiquement le retour du patinage sur la Saint-Charles. Toujours en vain.

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L’intersection des rues Saint-Louis et Sainte-Ursule

L’intersection des rues Saint-Louis et Sainte-Ursule, avec ses trottoirs de bois, en 1870. L’électricité ne s’imposera qu’une quinzaine d’années plus tard. Notez les réverbères au gaz, que des employés municipaux allument avec de longs bâtons, chaque soir. À droite, on aperçoit l’ancien hôtel de ville de Québec. Le bâtiment, qui fut d’abord la résidence du gouverneur Thomas Dunn, sert ensuite à l’administration municipale, de 1840 à 1896. Il est rasé pour faire place aux maisons en rangée Alexandre-Chauveau, en 1899. Au bout de la rue, on remarque l’ancienne porte Saint-Louis, plusieurs fois démolie et reconstruite. On raconte que son ouverture étroite constituait un défi permanent pour les calèches. Vers 1880, on la remplacera par la porte actuelle.

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Le Marché Champlain

Vue partielle de la rue et de la place du Marché Champlain, en 1900. À gauche, on aperçoit l’édifice des Halles du Marché. Mais l’immense bâtiment n’en a plus pour très longtemps. Il sera démoli en 1910. Tout en haut du cap Diamant, le Château Frontenac semble bien modeste. Son immense tour centrale ne sera construite qu’en 1926. Au centre de la photo, notez la Maison Chevalier, qui date de la fin du régime français (1752). Plus tard, sa restauration servira de modèle pour le réaménagement du quartier. À l’avant-plan, plusieurs bâtiments anciens seront alors remplacés par des répliques de style «Nouvelle-France». Aujourd’hui, on circule dans un décor de carte postale.

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La rue Saint-Louis

Vue de la rue Saint-Louis et de l’ancien palais de justice de Québec, en 1900. Notez les fiacres, qui attendent les notables, à l’entrée de l’édifice de style Second empire. L’automobile est encore une curiosité.

Aujourd’hui, l’ancien palais de justice est devenu le siège du ministère des Finances. Le Château Frontenac s’est agrandi sur la rue Saint-Louis, au début des années 20. La seule véritable note de modernisme est la silhouette du Complexe G, apparue à l’horizon. 

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Le quai des Cageux

Le quai des Cageux, aussi surnommé le quai Irving, en 1969. À l’époque, l’accès au fleuve est devenu une course à obstacles.

L’aménagement du boulevard Champlain et l’installation d’énormes réservoirs de mazout ont transformé le paysage. En dehors des employés autorisés, seuls quelques pêcheurs viennent y taquiner le doré. À partir de 1998, tout le secteur sera réaménagé, pour rétablir l’accès au fleuve. Le quai restauré fera partie de la Promenade Samuel-De Champlain, inaugurée en juin 2008, pour le 400e anniversaire de Québec. Avec un pavillon et une tour d’observation en prime. À noter que le nom cageux fait référence aux trains de bois qui circulaient sur le fleuve, au XIXe siècle.