Régis Labeaume a commenté pour la première fois, mardi, le projet de tour de 18 étages sur le site de l’église désaffectée Saint-François-d’Assise, à côté de l’hôpital du même nom.

Développement immobilier: Limoilou doit aller plus haut, selon le maire

Les bons principes de développement durable commandent un rehaussement des hauteurs des édifices à Limoilou, selon le maire de Québec.

Régis Labeaume a commenté pour la première fois, mardi, le projet de tour de 18 étages sur le site de l’église désaffectée Saint-François-d’Assise, à côté de l’hôpital du même nom.

En marge d’une conférence sur le développement immobilier à Québec, il s’en est servi pour illustrer l’énorme variation des coûts pour le raccordement des services municipaux, selon que l’on se trouve dans les quartiers centraux ou en banlieue. 

Sur la 1ere avenue, «connecter les tuyaux de la ville, c’est peut-être 10 000 $. Pour les payeurs de taxes, c’est une bonne affaire. Amenez les tuyaux jusqu’au nord du lac Saint-Charles, vous ne verrez jamais la couleur de votre argent», a plaidé M. Labeaume. 

Questionné à savoir ce qu’il pensait du changement de zonage réclamé par le promoteur Benoît Raymond — le maximum est fixé à cinq étages actuellement —, le maire a démontré une grande ouverture. 

«On travaille là-dessus. Ils vont retourner. On a dit au promoteur de travailler un peu. On va essayer de s’organiser pour satisfaire le monde», a-t-il commencé. 

Puis d’ajouter : «Les règles du développement durable, c’est l’emprise au sol. Tout le monde dit : on ne veut pas d’étalement, on ne veut pas de gaz à effet de serre, le moins d’emprise au sol… ben là. Ailleurs, le développement durable, c’est le moins d’emprise au sol et monter l’édifice. […] À un moment donné, il va falloir qu’on se fasse une idée. Il faut que le monde loge quelque part. Notre économie va bien, les emplois ça se crée. Et on a décidé de fermer le périmètre urbain.» 

M. Labeaume ne s’avance pas sur l’ampleur du changement de zonage nécessaire. «Il faut que ça aille en hauteur. Maintenant, quelle sorte de hauteur, je ne le sais pas. […] Je dis juste que généralement, là où il y a des Métrobus et du transport structurant, il va falloir qu’on densifie, c’est fait pour ça.»

Sa conférence de mardi était d’ailleurs un vibrant plaidoyer en faveur de la densification. Le maire a évoqué des raisons économiques, mais il est aussi convaincu que la ville sera plus belle quand elle sera plus dense. 

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CONSULTATION SUR LE PHARE AVANT L'ÉTÉ

La consultation publique sur le Phare sera lancée avant l’été, a indiqué le maire Régis Labeaume, mardi. L’exercice devait être lancé en mars, mais a pris du retard en raison d’enjeux de circulation dans le quadrilatère visé du boulevard Laurier et plus largement à la tête des ponts. Puis tout a été repoussé après les élections. La Ville de Québec termine actuellement l’intégration des plans de circulation et de transport en commun dans le secteur. Elle se tournera ensuite vers la population. «Ça va former un tout cohérent», assure le maire. Le Groupe Dallaire veut lancer la construction de la tour de 65 étages avant la fin de l’année. M. Labeaume ne peut toutefois garantir que cela sera possible.