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Selon Oceana, les collisions avec des bateaux constituent l’une des plus grandes menaces à la survie des baleines noires comme celle-ci, qui porte sur son dos les cicatrices d’une hélice de navire.
Selon Oceana, les collisions avec des bateaux constituent l’une des plus grandes menaces à la survie des baleines noires comme celle-ci, qui porte sur son dos les cicatrices d’une hélice de navire.

Deux navires sur trois bafouent la mesure de ralentissement pour protéger les baleines noires

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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Les deux tiers des navires ne respectent pas la mesure de ralentissement volontaire mise en place par Ottawa pour réduire les risques de collisions mortelles avec des baleines noires. C’est ce que révèlent les résultats d’une enquête d’Oceana Canada publiés lundi. L’organisation caritative rappelle que les collisions avec des bateaux constituent l’une des plus grandes menaces à la survie de cette espèce en voie de disparition, dont il ne resterait qu’environ 360 individus.

Selon Oceana, 33 baleines noires sont mortes depuis 2017, dont 21 en eaux canadiennes. Des 10 décès survenus au Canada et dont la cause était connue, 8 étaient associés à des collisions avec des navires. «Les baleines noires de l’Atlantique Nord sont en crise, soutient la directrice de campagne d’Oceana Canada, Kim Elmslie. Nous savons que les ralentissements contribuent à les sauver. Plus le navire est lent, plus la probabilité qu’une baleine survive à une collision est élevée. Malheureusement, nous savons aussi que les ralentissements volontaires ne fonctionnent pas. Le gouvernement doit faire tout ce qui est possible pour protéger ces baleines, y compris en instaurant un ralentissement obligatoire pendant toute la saison dans le détroit de Cabot.»

À l’aide de données provenant de Global Fishing Watch, Oceana a réalisé une surveillance de la vitesse des bateaux pendant les deux périodes expérimentales de ralentissement instaurées par Transports Canada, soit du 28 avril au 16 juin et du 1er octobre au 15 novembre. Pendant cette période, les navires de plus de 13 mètres étaient invités à ralentir jusqu’à 10 nœuds. Or, l’organisme a constaté que les deux tiers ont dépassé la vitesse recommandée. Le rapport d’enquête indique même que plus de 40 % d’entre eux ont dépassé 12 nœuds.