À Rimouski, une centaine de citoyens ont assisté à la réunion du conseil municipal de lundi soir afin d'entendre la résolution de la Ville de Rimouski concernant la Déclaration d'urgence climatique.

Des villes de l'Est-du-Québec favorables à la Déclaration d'urgence climatique

RIMOUSKI – À l'instar de plusieurs autres villes du Québec, des élus de l'Est-du-Québec donnent leur aval à la vaste mobilisation à laquelle se joignent des citoyens de partout qui leur demandent d'adopter la Déclaration d'urgence climatique.

À Rimouski, une centaine de citoyens ont réservé une ovation et des applaudissements nourris auprès de leur conseil de ville, lundi soir, après que les élus eurent adopté à l'unanimité une résolution favorable à la Déclaration d'urgence climatique, sans cependant en reprendre les termes exacts.

«Il y a des actions qui peuvent être mises en place rapidement, a soutenu le maire. Il y a différentes pistes de solutions qui ont été identifiées.» Marc Parent a donné l'exemple du styromousse qui est utilisé lors d'événements et qui pourrait être remplacé par du carton. Sur cette déclaration, le maire a aussi été applaudi.

Pour l'initiatrice de la mobilisation rimouskoise, c'est un pas en avant, mais elle reste tout de même sur sa faim. «Il y a une ouverture, une reconnaissance de l'urgence, se réjouit Patricia Posadas. Mais, quand on regarde la résolution, «on demande», «on invite à considérer», «la Ville s'engage à considérer», «à mettre en place un comité de suivi». C'est un avis d'intention.» Mme Posadas se dit quand même très heureuse que «la résolution soit acheminée vers les instances gouvernementales fédérales et provinciales concernées par l'urgence d'agir à la sauvegarde de la Terre.»

Lors de la période de questions, qui a duré plus d'une heure et qui, de l'avis du maire, a peut-être été la plus longue de l'histoire des séances du conseil, des citoyens ont suggéré différentes actions qui pourraient être posées par la Ville afin de réduire l'empreinte écologique.

Lundi soir à Matane, environ 25 citoyens ont fait la même démarche. À leur grande surprise, le sujet était déjà à l'ordre du jour de la séance du conseil. «On a déposé cette Déclaration à l'hôtel de ville, raconte l'organisatrice de la mobilisation, Catherine Berger. Ils (les élus) ont adopté une résolution légèrement différente. On n'a pas vu le libellé complet. Un extrait a été lu par le conseiller Steve Girard. Pour la suite, il faudra voir comment ça va être mis en application. On a intérêt à surveiller ce qui va se passer.»

Dans l'Est-du-Québec, la MRC de Rivière-du-Loup et les villes de Sept-Îles et de Gaspé ont aussi accueilli favorablement la Déclaration d'urgence climatique. À Sainte-Luce, le sujet sera inscrit à l'ordre du jour de la réunion régulière du conseil municipal du 3 décembre.