En compagnie de la designer de mode Julie Saillant (à gauche), l'ex-athlète et entraîneuse Geneviève Desmarquis lance une entreprise de vêtements de sports, dont la vente de certains produits permettra d'aider financièrement des athlètes de la région.

Des vêtements sportifs pour aider les jeunes athlètes

Avec huit ans d’expérience comme entraîneuse et 22 ans comme compétitrice de niveau internationale en taekwondo, Geneviève Desmarquis voulait aller plus loin dans l’aide qu’elle apporte aux athlètes. En compagnie d’une partenaire, la designer de mode Julie Saillant, elle a donc décidé de lancer IAM, une entreprise de vêtements de sports dont une partie des profits provenant des ventes de certains produits servira à soutenir des athlètes d’ici.

Mme Desmarquis a beaucoup d’ambition pour sa nouvelle entreprise, qui sera lancée officiellement le 28 janvier lors d’une soirée au salon Privilège du complexe Vision, dans Lebourgneuf. «Dans mon métier d’entraîneur personnel, j’aide les athlètes qui pratiquent différents sports de plusieurs façons. Cependant, je souhaitais vraiment boucler la boucle, offrir des produits et services qui répondent aux besoins des athlètes de performance, mais aussi contribuer au financement de leur carrière. Je veux faire un soutien à 360 degrés avec les athlètes.»

IAM offrira d’abord deux modèles de t-shirts, un chandail molletonné et deux modèles de hauts de sport. «Les hauts de sports ont été entièrement conçus et fabriqués au Québec par Julie. Nous en aurons une soixantaine au lancement. Pour le moment, les autres vêtements sont fabriqués ailleurs, mais ils nous proviennent d’un fournisseur de Québec, Second Skin, et l’impression est faite au Québec. Si ça fonctionne bien, nous ajouteront peut-être des t-shirts dry fit à notre collection et notre objectif est d’aller de plus en plus vers le fabriqué au Québec», explique Geneviève Desmarquis. 

Sur chaque haut de sport vendu par IAM, une somme d’argent sera remise à Valérie Raymond, une athlète du Saguenay qui pratique le cheerleading avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières et qui est également une athlète semi-professionnelle en trapèze volant. Mme Desmarquis tiendra aussi des entraînements-bénéfices dont tous les profits seront remis à un autre athlète, Philippe Saint-Pierre, lui aussi un athlète international en taekwondo.

«Ce désir d’aider les athlètes me vient de mon expérience en tant que compétitrice. Je viens d’une famille de quatre enfants, alors mes parents ne pouvaient pas complètement me soutenir financièrement. Dès l’âge de 16 ans, mon sport me coûtait entre 10 000 $ et 15 000 $ par année et je devais trouver moi-même le financement. Ça m’a amenée à travailler beaucoup et même à me surmener, et je n’avais pas d’argent pour aller voir le physiothérapeute ou le massothérapeute», explique-t-elle.

Pour tous

Et Geneviève Desmarquis se défend bien de ne vouloir aider que les athlètes qu’elle entraîne. Elle assure que ses projets de soutien s’adressent à tous les athlètes de la région de Québec. «Nous pourrons en appuyer davantage à mesure que l’entreprise grandira», poursuit-elle. 

Celle qui a pris sa retraite de la compétition en 2017 après avoir fait partie de l’équipe nationale de taekwondo pendant plusieurs années avoue que ses expériences passées l’influencent beaucoup dans ses projets. «Comme athlète, j’ai souvent changé mon approche après avoir vécu des difficultés et je suis toujours revenue plus forte au niveau mondial», poursuit celle qui a décroché 21 médailles internationales. Ses études en intervention sportive l’ont aussi mieux orientée concernant les besoins des athlètes. «Je me suis beaucoup intéressée au réseau de la performance et sur la façon de préparer les athlètes. La réalité est que, pour un jeune athlète, le financement est aussi un défi important et je veux aussi aider à ce niveau avec un concept innovant», conclut la femme d’affaires.