L'embarcadère pour bateaux doit servir seulement en cas d'urgence pour desservir la population de l'île d'Orléans, par exemple «en cas d'avarie du pont», indique le ministère des Transports dans son appel d'offres.

Des travaux pour desservir l'île d'Orléans en bateau, même l'hiver

Le ministère des Transports souhaite améliorer l'embarcadère pour traversiers situé à Saint-Laurent-de-l'île-d'Orléans, afin qu'il soit facilement utilisable, même en hiver. Ce chantier ne serait toutefois pas lié au projet de construction d'un nouveau pont.
«Il n'y a aucun lien à faire entre l'état actuel du pont de l'île d'Orléans et ces travaux», assure Alexandre Bougie, porte-parole du ministère des Transports (MTQ). Construit en 2009 au coût de 6,8 millions $, l'embarcadère pour bateaux doit servir seulement en cas d'urgence pour desservir la population de l'île, par exemple «en cas d'avarie du pont», indique le ministère dans un appel d'offres paru le 25 mai dernier.
Cet appel d'offre vise à trouver une firme d'ingénierie qui pourra préparer les plans et devis d'une nouvelle structure permanente vers l'embarcadère, situé à l'extrémité sud du quai de Saint-Laurent, qui appartient à la municipalité. 
À l'heure actuelle, des passerelles sont déployées en été et doivent être remisées en hiver. «Or, cette configuration hivernale rend l'opération de l'embarcadère périlleuse», indique l'appel d'offres, car la salle des machines est difficilement accessible. 
Le ministère des Transports ne sait pas encore combien il lui coûtera de faire les correctifs demandés. Mais il tient à lancer les travaux, car «cet aménagement permettrait de désenclaver les résidents de l'île d'Orléans en cas de fermeture du pont», indique l'appel d'offres. 
M. Bougie explique toutefois qu'il s'agit seulement d'une mesure de sécurité et qu'il n'est pas dans les plans du MTQ de fermer le pont ou d'utiliser cet embarcadère de façon quotidienne durant les travaux de construction d'un nouveau pont de l'île d'Orléans, car le vieux pont doit rester en opération. «Il n'y aura aucune desserte régulière par bateau durant la construction, ce n'est pas ce qui est prévu», indique-t-il. 
D'un bon oeil
Yves Coulombe, le maire de Saint-Laurent-de-l'île-d'Orléans, voit d'un bon oeil l'intention du ministère de procéder à ces travaux. «Ils veulent régler un problème qui survient en hiver. C'est pas quelque chose qui me tracasse», lance-t-il. 
M. Coulombe dit avoir été consulté dans tout le dossier de l'embarcadère et, selon lui, l'infrastructure actuelle est acceptable visuellement pour les gens de l'île, comme devrait l'être la future structure. «Les gens ne veulent pas avoir l'impression de perdre leur quai», explique-t-il, pour des installations qui ne servent qu'en cas d'«urgence». 
L'embarcadère de Saint-Laurent est très peu utilisé à l'heure actuelle. «Depuis 2011, il est utilisé à l'occasion par la Société des traversiers du Québec, pour des voyages hivernaux vers L'Isle-aux-Grues», indique Maryse Brodeur, directrice des communications pour la Société des traversiers du Québec (STQ). Mme Brodeur n'est pas en mesure de calculer les coûts reliés à l'entretien et à l'utilisation spécifique de cet embarcadère.  Avec Annie Morin