Mardi, des employés ont foré des trous sur le chemin de l’Église, à Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans, pendant une partie de la journée.

Des tests de forage dans le sol pour un tunnel sous l’île d’Orléans

Des employés du ministère des Transports (MTQ) ont entrepris des tests de forage pour évaluer le type de sol des différents endroits qui pourraient accueillir le tunnel entre Québec et Lévis.

Dans les derniers jours, quatre «trous» ont été creusés à Lévis. Mardi, c’était au tour de Sainte-Pétronille à l’île d’Orléans, des employés ont travaillé sur le chemin de l’Église pendant une partie de la journée.

«Le forage sur l’île est le plus profond. Ils vont aller jusqu’à 100 mètres de profondeur. En guise de comparaison, la chute Montmorency est d’une hauteur de 85 mètres. Les tests vont permettre d’insérer des caméras dans les trous pour aller voir notamment les fissures dans le sol», indique le porte-parole du MTQ, Guillaume Paradis.

Ces «trous» permettront aussi d’évaluer l’étanchéité du sol. Une sonde sera aussi descendue pour évaluer comment se comporte le sol sous la pression. 

Sur l’île, tout devait être terminé mercredi, le trou sera refermé et le décor ne sera pas dérangé. Ce seront les seuls travaux effectués par le MTQ dans le secteur pour l’instant. 

Dans les prochains jours, les employés se dirigeront vers Québec et effectueront les tests près de l’autoroute Dufferin-Montmorency. Les travaux seront faits durant la nuit pour éviter de nuire à la circulation. En parallèle, il y aura d’autres sondages dans le fleuve Saint-Laurent. 

Le préfet de la MRC de L’Île-d’Orléans, Harold Noël, avait été avisé de la venue du MTQ sur son territoire. Il avait été prévenu qu’il s’agissait d’analyses pour le projet du troisième lien. 

Rappelons que M. Noël s’était montré tout sourire à l’idée d’un tunnel pour le troisième lien, lui et les citoyens craignaient que le troisième lien traverse l’île et dénature complètement la tranquillité des lieux et la vocation agricole. La préservation de l’île avait été parmi les soucis du gouvernement du Québec lors de la prise de décision.