Les trente CHSLD du territoire de la Capitale-Nationale sont maintenant munis de tablettes électroniques pour permettre la téléconsultation avec un médecin ou une infirmière auxiliaire, lorsque la situation le permet.
Les trente CHSLD du territoire de la Capitale-Nationale sont maintenant munis de tablettes électroniques pour permettre la téléconsultation avec un médecin ou une infirmière auxiliaire, lorsque la situation le permet.

Des tablettes pour tous les CHSLD de la Capitale-Nationale

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Les trente CHSLD du territoire de la Capitale-Nationale sont maintenant munis de tablettes électroniques pour permettre la téléconsultation avec un médecin ou une infirmière auxiliaire, lorsque la situation le permet. Un «plus» au service déjà rendu, croit un médecin.

La Santé publique assure d’entrée de jeu que l’outil ne compromet pas le suivi médical des patients.

«On utilise une tablette électronique qui nous permet d’avoir un visuel pendant que l’infirmier est dans la chambre du patient», explique le Dr Étienne Durand, du centre d’hébergement Le Faubourg.

Dr Durand insiste : les tablettes ne remplaceront jamais les évaluations physiques.

«La téléconsultation, c’est l’évaluation à distance en hébergement, c’est important depuis des années. Je vois mes patients deux fois par semaine, mais j’ai des dizaines d’appels par semaine pour ces patients-là. Avant d’avoir des tablettes, l’infirmière évaluait le patient et me donnait son avis. La nécessité d’évaluation par un être humain va rester. La télécommunication nous amène un visuel, ça bonifie notre façon de faire», précise-t-il.

Lorsqu’un médecin est de garde pendant la semaine, il peut être amené à se déplacer dans plusieurs milieux. Avec la téléconsultation, il peut se faire une idée plus rapidement de l’état des patients.

«Cette façon de faire va être utilisée pour certaines pathologies, ça n’empêche pas les consultations. À mon avis, je pense que c’est bon pour une petite fraction de ce qu’on fait en présence. De mon expérience, on est tout autant présent avec la tablette, on peut voir et parler. À la suite d’une fracture ou d’une chute, on peut se faire une idée de l’état du patient, ça peut être aidant prendre des décisions au téléphone.»

La télécommunication sera utilisée pour certains types de maladies comme des cas de lésions cutanées ou d’infections de la peau. «Dans ces cas-là, une image vaut mille mots. On voit vraiment le plus de l’outil. Je ne vois pas une inquiétude que ça pourrait diminuer la présence des médecins en CHSLD», estime Dr Durand.


« La nécessité d’évaluation par un être humain va rester. La télécommunication nous amène un visuel, ça bonifie notre façon de faire »
Dr Étienne Durand

Contexte de pandémie

Dans un contexte de pandémie, cet outil évite surtout les déplacements entre zone froide et zone chaude, et peut donc éviter la transmission du virus.

«On a fait des tests. J’ai une collègue responsable d’une zone froide et chaude, donc elle faisait ses évaluations avec la tablette, puis elle a trouvé ça très approprié. On ne veut pas dédier un médecin en zone chaude, et bloquer une personne pour toute la journée parce qu’elle ne peut pas revenir en zone froide après», indique Dr Durand.

Les tablettes deviennent une autre manière de supporter les équipes en place.

Si la situation d’un patient se détériore, l’évaluation médicale au chevet sera priorisée, sans aucun doute, insiste Dr Durand. Le médecin n’est pas inquiet, l’outil de télécommunication ne fera pas diminuer les visites en personne dans les CHSLD.

Les tablettes ont été ajoutées dans les centre d’hébergement dans un objectif de mobilité de main-d’œuvre, afin de maximiser les ressources, précise la Santé publique.

Le nouvel outil permettra également d’exercer un suivi efficace des patients qui doivent être isolés rapidement lorsqu’un cas de COVID-19 est déclaré au sein du milieu d’hébergement.

Plusieurs tests ont été faits dernièrement, la téléconsultation avec la tablette sera accessible partout dans les prochains jours.