Le chef de Québec 21 Jean-François Gosselin

Des projets victimes du tramway, dit Gosselin

Jean-François Gosselin dénonce le report de certains projets — des promesses électorales de l’Équipe Labeaume — afin de pouvoir financer des travaux le long du tramway. Le chef de Québec 21 accuse également le maire de «mentir» à la population à propos de la part financière de la Ville dans le réseau structurant de transport en commun, qui ne se situe plus à 300 millions $, mais à au moins 439 millions $.

En 2017, l’Équipe Labeaume avait promis l’agrandissement du Centre de loisirs Jean-Guyon (Beauport) et de chauffer toutes les piscines extérieures. Puis, lors de la partielle en 2018 dans Neufchâtel, il s’était engagé pour la réfection du Centre communautaire Charles-Auguste-Savard. À l’époque, le maire Labeaume s’était «étonné» de l’état des lieux. «Ça a été négligé», avait-il dit. Le maire ne s’attendait pas à découvrir un tel état de vétusté. Il avait promis que les travaux allaient être entrepris. Le projet était prévu pour 2019. Il est maintenant inscrit pour 2023.

La faute au transport stucturant

«Ces projets sont reportés à cause du tramway», a affirmé Jean-François Gosselin, jeudi, à l’hôtel de ville, en marge des comités pléniers.

Le maire de Québec a répliqué qu’il allait tenir ses promesses et qu’il n’avait jamais donné de date. «On a toujours dit que c’était sur cinq ans. Eux autres, ils vont vous dire que si quelque chose n’est pas construit dans leur quartier c’est la faute du transport structurant.»

En ce qui concerne les piscines extérieures, M. Labeaume s’est engagé à remplir sa promesse. Cependant, il souhaite attendre de connaître les piscines qui ont besoin de réparation et les pataugeoires qui vont être changées en jeux d’eau. «Mettre un chauffage dans une piscine qui va être réparée dans deux ans, ce n’est pas nécessairement intelligent, mais ça va être livré, a-t-il assuré. Si ce n’est pas livré, il y aura d’excellentes raisons qu’on rendra publiques.»

Une «passe» du maire 

M. Gosselin s’est dit aussi surpris de la déclaration de Régis Labeaume mercredi au sujet du prolongement de la rue Mendel à la Pointe-Sainte-Foy. Le maire a avoué qu’il a «essayé de faire une petite passe» et «de convaincre le gouvernement, mais ça n’a pas marché».

«Ce n’est pas la bonne façon de traiter notre partenaire financier numéro un. Ce qui me préoccupe le plus, ce sont les citoyens de la ville de Québec, qui eux aussi sont en train de se faire faire une passe par le maire de Québec avec tous les ajouts qu’il fait et tous les projets importants qu’il reporte», a-t-il déploré. 

Le chef de l’opposition demande au maire de dire la vérité à la population au sujet du coût réel pour les citoyens de Québec du projet de réseau structurant de transport en commun. 

«Ce n’est pas vrai qu’on aurait refait Hochelaga s’il n’y avait pas eu le tramway. Ce n’est pas vrai qu’on aurait fait un prolongement de Mendel, par-dessus la voie ferrée, pour aller rejoindre Pie-XII, s’il n’y avait pas eu de projet de tramway», a-t-il martelé.

«C’est le jour de la marmotte», a rétorqué le maire. Pour M. Labeaume, l’opposition agit toujours de la même façon. «L’ancienne opposition faisait la même chose avec l’amphithéâtre», a-t-il lancé. 

Le maire de Québec a rappelé qu’Hochelaga est inscrit au PPU (programme particulier d’urbanisme) de Sainte-Foy et que la mairesse Boucher parlait déjà de Mendel. 

«De toute manière, l’opposition est contre le projet [tramway]. Ils vont tout faire pour essayer de le tuer», a-t-il conclu.