Les patients qui ne nécessitent pas de voir un médecin à l’urgence sont désormais redirigés vers les cliniques.

Des patients des urgences du CHU de Québec réorientés vers des cliniques

Les patients qui se rendent au CHUL, à l’Hôpital du Saint-Sacrement et à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus et dont la condition ne nécessite pas de voir un médecin à l’urgence sont désormais redirigés vers des cliniques ou des supercliniques, a appris Le Soleil. Plus de 400 patients ont jusqu’ici pu bénéficier de ce nouveau protocole, qui sera déployé à l’Hôpital Saint-François d’Assise et à l’Hôtel-Dieu de Québec au cours de 2020.

«On a commencé par les endroits où on avait un gros potentiel de réorientation et des cliniques ou des supercliniques à proximité», explique Pierre-Patrick Dupont, directeur clientèle des urgences du CHU de Québec. 

Le protocole de redirection de patients a d’abord été mis en place en juin dernier au CHUL, où les patients dont la condition médicale le permet sont redirigés vers deux supercliniques, soit La Cité médicale, sur le boulevard Laurier, et la Clinique médicale Saint-Louis, sur le chemin Saint-Louis. 

Il a ensuite été déployé à la fin de l’été à l’Hôpital du Saint-Sacrement, où l’urgence a une entente de redirection avec le GMF de Sillery, puis tout récemment à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, qui réoriente les cas mineurs vers la superclinique des Promenades Beauport (Clinique médicale des Promenades). 

Le CHU de Québec est actuellement en discussion avec d’autres cliniques et supercliniques qui pourraient accueillir les patients cotés P4 ou P5 (les moins urgents) de ses urgences, précise Pierre-Patrick Dupont. D’ici la fin de l’année, le protocole devrait avoir été déployé dans les cinq urgences du CHU de Québec, prévoit M. Dupont. «La prochaine étape, c’est Saint-François-d’Assise», où la mesure sera mise en place dans les prochaines semaines, précise-t-il. 

Selon Pierre-Patrick Dupont, «ce ne sont pas tous les patients P4 ou P5 qui vont être automatiquement réorientés vers des cliniques». «On réoriente les gens selon les signes et les symptômes qu’ils présentent. Le patient P4 qui a une douleur lombaire qui l’empêche de bouger parce qu’il s’est barré le dos et qui arrive en ambulance, il va peut-être être hospitalisé même si c’est un P4, par exemple. Il faut y aller avec un jugement clinique avant de réorienter.»

En vertu des ententes entre le CHU de Québec et les cliniques participantes, celles-ci donnent leurs plages de consultation disponibles aux urgences. L’urgence communique ensuite avec la clinique pour l’aviser qu’elle va lui envoyer un patient. «Quand le patient part, il part avec sa feuille de triage, et il se dirige vers la clinique qui l’attend», résume le directeur clientèle des urgences du CHU de Québec. 

«On fait par la suite une rétroaction pour s’assurer que c’est la bonne clientèle qui a été réorientée et qu’elle a été bien reçue», précise-t-il. 

Jusqu’ici, «ça va très bien», quoi que certains patients refusent encore d’être réorientés, note M. Dupont. «Les patients, les infirmières et les cliniques aiment ça. C’est fluide.» Selon lui, les cliniques participantes mettent entre six et huit plages de consultation par jour à la disposition des urgences. 

Où consulter?

Vous souffrez d’une grippe ou d’une gastro? Le CIUSSS de la Capitale-Nationale rappelle que le service 8-1-1 est disponible sept jours sur sept, 24 heures sur 24 pour vous conseiller. Si votre condition n’est pas une urgence et que vous avez un médecin de famille, c’est à sa clinique qu’il faut consulter. 

Si vous n’avez pas de médecin de famille, vous pouvez visiter une des sept supercliniques de Québec, soit celles de la Clinique médicale Saint-Louis, de La Cité médicale, du Centre médical Le Mesnil, de la Clinique médicale des Promenades, de Proactive Santé, de MAclinique Lebourgneuf et de la Clinique médicale Val-Bélair. 

Deux cliniques d’hiver ont également été mises sur pied à La Cité médicale de Sainte-Foy et à MAclinique Lebourgneuf pour les patients sans médecin de famille.