Le candidat du Parti populaire du Canada dans Lévis-Lotbinière, Marc Fontaine (à droite), est très déçu de voir ses pancartes disparaître dans le secteur de Lévis et Saint-Nicolas.

Des pancartes du PPC volées dans Lévis

Chaque campagne électorale, des candidats sont victimes de vandalisme. On arrache les pancartes ou on y appose des graffitis. Les élections fédérales 2019 ne font pas exception. Même qu’on peut ajouter vol de pancartes à la liste.

Le candidat du Parti populaire du Canada (PPC) dans Lévis-Lotbinière, Marc Fontaine, est très déçu de voir ses pancartes disparaître dans les secteurs de Lévis et de Saint-Nicolas. Une quarantaine demeurent introuvables.

«Des bénévoles sont même allés les réinstaller, mais elles sont disparues de nouveau. On est un nouveau parti, on n’a pas beaucoup d’argent et c’est la seule publicité qu’on peut se payer. C’est comme si on voulait me faire taire», déplore le candidat.

M. Fontaine avait installé ses pancartes le 29 septembre, puis elles ont commencé à s’envoler dans le courant de la semaine dernière. Samedi matin, il a porté plainte auprès du Service de police de Lévis. Les policiers lui ont d’ailleurs confirmé que toutes ses pancartes étaient installées selon les règles.

Il ne serait pas le seul candidat du PPC victime de vol dans la région, Daniel Brisson (Louis-Hébert) et Bruno Dabiré (Québec) ont aussi relevé certaines disparitions de pancartes.

Du respect s’il vous plaît

«Nos idées sont différentes, elles dérangent, mais de là à nous faire taire, c’est inacceptable. C’est une attaque contre la démocratie», ajoute M. Fontaine.

Ce comportement donne l’impression à M. Fontaine que le parti dérange dans le secteur de Lévis, où le candidat conservateur possède une solide avance dans les sondages.

«J’ai fait un peu de porte-à-porte dans le coin. Dans l’ensemble, la réaction est bonne, mais environ 20 % des gens ont carrément eu une réaction hostile. Ils ne voulaient rien savoir. J’accepte qu’ils ne votent pas pour moi. Mais il y a une façon de le dire avec respect», note-t-il. 

Il est certain que le parti a été la cible de plusieurs commentaires agressifs depuis sa création il y a un an. M. Fontaine et son parti croient que ce sera l’année la plus difficile et qu’ils devront traverser les conséquences de l’amertume de certains candidats conservateurs, le parti ayant perdu des membres au PPC. 

«À partir des résultats généraux le 21 octobre, on va être pris plus au sérieux. Il y a un besoin pour nos idées, ce n’est pas partagé partout, mais le besoin est là, c’est certain. On a plus de 40 000 membres», termine M. Fontaine.