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Photo de la manifestation contre les féminicides tenue à Québec le 2 avril 2021.
Photo de la manifestation contre les féminicides tenue à Québec le 2 avril 2021.

Des manifestations contre les féminicides se déroulent partout au Québec

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
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«Assez, c’est assez. Pas une de plus», ont scandé les participants présents à la manifestation de Montréal, l’un des nombreux événements tenus un peu partout au Québec vendredi après-midi pour protester contre les féminicides et la violence faite aux femmes.

Derrière ces événements, un triste constat: depuis le début de la pandémie, 13 féminicides liés à de la violence conjugale ont eu lieu, dont huit en l’espace de huit semaines, rappellent les organisatrices.

De plus, derrière chacune de ces femmes assassinées, il y en a des milliers d’autres qui vivent dans la peur, au quotidien, rappellent l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape, la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, L’R des centres de femmes, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et la comédienne et autrice Ingrid Falaise.

À Montréal, les participants - en majorité des femmes - ont marché dans le calme du parc Lafontaine jusqu’au Mont-Royal. Beaucoup ont fait le trajet en silence.

Plusieurs tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire: «On ne tue jamais pas amour», et «plus écoutées mortes que vivantes». D’autres arboraient un ruban blanc sur leurs vêtements ou leur couvre-visage, le symbole de cette manifestation de soutien.

Photo de la manifestation contre les féminicides tenue à Québec le 2 avril 2021.

Noémie y était. Parce qu’elle a elle-même été victime de violence conjugale, frappée alors qu’elle portait sa fille dans son ventre.

«Je m’en suis sortie, mais on ne s’en sort jamais réellement après, parce que le système de justice n’est pas fait pour les victimes, il est fait pour les bourreaux», a-t-elle confié.

Elle s’est déplacée en ce froid vendredi d’avril pour aider à faire changer les choses, à sa façon. «En donnant ma voix et en participant à des événements comme celui-ci, pour qu’on en parle. Et qu’on n’ait pas peur d’en parler.»

Miguel Marti, lui, a déclaré être là pour marcher «par solidarité». Il juge qu’on ne parle pas assez de la violence faite aux femmes.

Des événements été planifiés dans une vingtaine de municipalités du Québec dont Rouyn-Noranda, Québec, La Malbaie, Montréal, Baie-Saint-Paul, Victoriaville, Tadoussac, Baie-Comeau, Sept-Îles, Rimouski, Sherbrooke, Gaspé et Joliette, entre autres villes.

Photo de la manifestation contre les féminicides tenue à Québec le 2 avril 2021.

Les organisatrices de la mobilisation en ont profité pour interpeller le gouvernement sur l’importance d’agir autant à court qu’à long terme, afin de renforcer le filet de sécurité autour des femmes et des enfants victimes de violence conjugale.

Plusieurs politiciennes avaient annoncé leur présence aux événements organisés dans différentes villes. La ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, a marché à Montréal. Les députées du Parti Québécois Véronique Hivon et Méganne Perry Mélançon ont participé respectivement à celui de Montréal et de Gaspé. Les libérales Isabelle Melançon et Maryse Gaudreault ont répondu «présente» aux rassemblements de Montréal et de Gatineau.