Le CN peste contre les sels de déglaçage utilisés sur le pont de Québec depuis au moins... 1955, selon les documents obtenus par Le Soleil.

Des jeunes libéraux prêts à acheter le pont de Québec

Des jeunes libéraux fédéraux de l'Université Laval présenteront samedi en congrès provincial une résolution demandant à leur parti de racheter le pont de Québec en échange d'un montant symbolique.
Le pont patrimonial de la capitale est au coeur de l'actualité depuis des jours, plusieurs acteurs politiques exhortant le propriétaire le Canadien National (CN) de terminer les travaux de peinture du pont rouillé.
Le CN répond aux critiques en réaffirmant entre autres son ouverture à céder le pont à un ordre de gouvernement. Pour les jeunes libéraux de l'Université Laval, le gouvernement fédéral doit accéder à cette proposition et «procéder au rachat du pont de Québec en échange d'un montant symbolique».
La résolution poursuit en exigeant du gouvernement fédéral «qu'il procède rapidement à la réalisation des travaux d'inspection, de réparation, d'entretien et de peinture afin de conserver la structure en bon état».
Autre résolution
«C'est inacceptable qu'une merveille d'architecture soit laissée dans cet état-là. Il faut faire quelque chose», plaide la présidente des Jeunes libéraux du Canada au Québec, Marie-Pascale Des Rosiers, en entrevue au Soleil. «Ils proposent une solution, et on va en débattre.»
L'idée des militants politiques lavallois sera débattue samedi lors du congrès à Montréal des Jeunes libéraux du Canada au Québec.
Le sort du pont de Québec sera même débattu deux fois plutôt qu'une au congrès. Une autre résolution, écrite par des militants montréalais, propose en effet d'instaurer des péages «sur toutes les infrastructures routières totalement ou en partie financées par le gouvernement fédéral et qu'il réinvestisse la totalité de ces revenus dans l'amélioration du réseau de transport en commun».
Un éventuel péage sur le pont de Québec servirait-il à financer les travaux de peinture ou le transport de commun? Les jeunes libéraux n'auront pas le choix de trancher cette question, fait valoir Marie-Pascale Des Rosiers.
Les résolutions adoptées aujourd'hui à Montréal devront par la suite être entérinées lors du congrès des Jeunes libéraux du Canada. Le Parti libéral devra alors donner suite ou non aux demandes de son aile jeunesse.
Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a déjà déclaré son opposition au péage sur le pont de Champlain. Il n'a pas encore défendu de position claire concernant le pont de Québec et les travaux de peinture inachevés par le Canadien National.