La lette constitue un appui à Catherine Fournier, l'ex-députée péquiste de Marie-Victorin qui a claqué la porte de sa formation politique, lundi dernier, préférant porter désormais l'étiquette d'élue souverainiste indépendante.

Des jeunes du PQ ne croient plus que le parti puisse être rassembleur

MONTRÉAL — Près d'une trentaine de jeunes péquistes signent une lettre ouverte affirmant qu'il y a eu une rupture entre le Parti québécois (PQ) et le Québec et que cette rupture est trop grande pour être corrigée, particulièrement auprès de la nouvelle génération.

Dans une lettre transmise à La Presse, les signataires affirment que malgré la contribution du Parti québécois aux grandes avancées pour le Québec, ils sont de plus en plus nombreux à réaliser que l'avenir est peut-être ailleurs. À leur avis, le PQ n'est plus en mesure de rassembler les forces vives de la nation afin de la mener à son indépendance.

Certains des signataires de la lettre sont des élus dans des associations militantes.

La publication de la lettre a été initiée par Melissa Nilsson qui était vice-présidente au Comité national des jeunes du Parti québécois jusqu'à récemment.

La lette constitue un appui à Catherine Fournier, l'ex-députée péquiste de Marie-Victorin qui a claqué la porte de sa formation politique, lundi dernier, préférant porter désormais l'étiquette d'élue souverainiste indépendante.

Les auteurs de la lettre écrivent qu'ils tenteront de convaincre leurs collègues au Parti québécois de la nécessité de repartir sur de nouvelles bases, en terrain neutre, afin que la réelle union des indépendantistes puisse advenir de nouveau.

Ces nouvelles secousses au Parti québécois surviennent alors que des délégués se réuniront la fin de semaine prochaine à Trois-Rivières pour un conseil national. La présidente du parti, Gabrielle Lemieux, y présentera un plan d'action dans lequel on prévoit que le Parti québécois tiendra un congrès de remise en question l'automne prochain.