Pour les dizaines d’Irano-Canadiens qui dansaient dans le nord de Toronto, vendredi après-midi, la mort du général Soleimani éveille l’espoir d’une renaissance pour l’Iran.
Pour les dizaines d’Irano-Canadiens qui dansaient dans le nord de Toronto, vendredi après-midi, la mort du général Soleimani éveille l’espoir d’une renaissance pour l’Iran.

Des Irano-Canadiens célèbrent la mort du général Soleimani

TORONTO — Plusieurs dizaines d’Irano-Canadiens se sont réunis à Toronto vendredi pour célébrer la mort d’un haut général dans leur pays d’origine.

Une frappe aérienne autorisée la veille par le président américain Donald Trump a tué le général Qassem Soleimani, commandant de la force d’élite iranienne «al-Qods», à Bagdad, en Irak. Le guide suprême de l’Iran a promis une vengeance.

Mais pour ceux qui dansaient dans le nord de Toronto, vendredi après-midi, la mort du général Soleimani éveille l’espoir d’une renaissance pour l’Iran. «Un changement de régime en Iran, par le peuple de l’Iran», ont-ils scandé.

«Je me sens merveilleusement bien parce que ça fait longtemps qu’on attendait ce moment», a fait valoir Hamid Gharajeh, porte-parole de l’Association démocratique iranienne du Canada.

Hamid Gharajeh a quitté l’Iran en 1977 afin de poursuivre ses études universitaires aux États-Unis. Il s’est établi au Canada une dizaine d’années plus tard. Il n’a jamais remis les pieds dans son pays natal, où vivent toujours ses proches. «Mon père et ma mère sont décédés en Iran, mais je ne suis jamais allé sur leurs tombes, a-t-il confié. Mon rêve est de retourner dans un Iran libre.»

«Quiconque se soucie des droits de la personne devrait être contre le terrorisme et célébrer la mort de Soleimani», a avancé Sara Fallah, la directrice de la Coalition internationale des femmes contre l’intégrisme.

Behza Matin raconte pour sa part qu’il s’est mis à danser lorsqu’il a appris la nouvelle. «Je dois vous dire que j’ai eu le meilleur sommeil la nuit dernière», a-t-il lancé.

La scène accusait un fort contraste avec celle dans la capitale iranienne, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue vendredi pour condamner le meurtre.