Pour se faire entendre, une action citoyenne a été organisée, samedi, devant la SAQ Saint-Jean et cinq autres succursales de Québec, où des bouteilles de vin et de spiritueux ont été rapportées.

Des groupes écologistes réclament une consigne pour les bouteilles de vin

Des groupes écologistes veulent faire pression sur le gouvernement Legault pour l’implantation d’un «vrai système de collecte du verre».

Pour se faire entendre, une action citoyenne a été organisée, samedi, devant la SAQ Saint-Jean et cinq autres succursales de Québec, où des bouteilles de vin et de spiritueux ont été rapportées.

«Pour l’instant, on met les bouteilles de vin dans les bacs de récupération, mais on ne sait pas où c’est envoyé par la suite», a expliqué la porte-parole du collectif, Marianne Taillefer. 

Les groupes écologistes vont rapporter leurs bouteilles à la SAQ jusqu’à ce que la consigne soit élargie aux bouteilles de vin et spiritueux, et ils demandent aux citoyens de faire la même chose. «Le Québec et le Manitoba sont les deux seules provinces qui n’ont pas de consigne. Or, le verre doit être à 100 % pur pour être recyclé», a-t-elle déploré. 

Selon Mme Taillefer, le verre se recycle à l’infini, tout comme l’aluminium. Elle ne comprend pas pourquoi toutes les canettes ne sont pas recyclées. «Une canette de V8 et une canette de Sprite, c’est la même chose.» «Il faudrait également une consigne plus élevée pour favoriser la récupération, le prix n’a pas changé depuis 1984», a-t-elle poursuivi. 

Collecte autofinancée

D’après une étude menée en Ontario, la mise en place et la gestion d’une telle récupération coûtent 16 millions $ par année. Or, au Québec, les producteurs doivent payer une redevance. 

La SAQ paye 10 cents par bouteille pour financer la collecte sélective. «Ça rapporte 20 millions $ par année en redevance. L’argent pourrait être utilisé pour financer la consigne», estime Mme Taillefer. 

D’autant plus que le Québec a le savoir-faire pour utiliser cette matière et que le verre de qualité se vend 20 à 30 $ la tonne. «Les entreprises doivent s’approvisionner ailleurs au Canada, alors qu’on pourrait le faire ici», souligne Mme Taillefer. Celle-ci donne l’exemple de l’entreprise Owens-Illinois, spécialisée dans la fabrication de bouteille de verre et qui souhaite utiliser de plus en plus du verre recyclé comme matière première.