Des écoles se dotent de classes en plein air

Quatre écoles du centre-ville de Québec profitent d’aménagements extérieurs particuliers pouvant même servir de «classes plein air». Des projets qui, espère-t-on, séduiront les politiciens en campagne…

Des bancs de bois, des bacs pour des plantes et des tableaux ont poussé durant l’été dans les cours des écoles Sacré-Cœur et Marguerite-­Bourgeoys du quartier Saint-Sauveur, des Berges dans Saint-Roch ainsi que Saint-Fidèle dans Limoilou. Du mobilier dont la vocation première est l’enseignement au grand air, mais qui est utilisé durant les récréations également, explique Gabriel Marquis, responsable des communications chez Nature Québec, l’organisme qui a lancé le projet.

À Sacré-Cœur, ce sont les écoliers qui ont réclamé l’embellissement. «Ça vient des élèves qui avaient besoin d’un coin pour lire. Ils étaient toujours assis sur des marches en béton, alors les élèves ont demandé la création d’un coin lecture», raconte Karine Gagné, responsable du service de garde de l’école. 

«C’est un coin qui est très apprécié.» En plus, les élèves ont aménagé un potager devant le bâtiment, ont planté des vignes et des fleurs.

Aussi, certains intervenants de l’école tirent profit de l’aménagement pour s’y installer avec un jeune avec qui ils doivent avoir une bonne discussion.

Saint-Malo bientôt

D’autres écoles pourront-elles voir pousser des classes plein air? Gabriel Marquis ne ferme pas la porte : «On veut en faire plus.» Déjà, il est acquis qu’un autre établissement de la basse-ville de Québec, Saint-Malo, aura la sienne en 2019.

Pour la suite, il faudra voir si l’initiative plaît aux politiques, si les subsides gouvernementaux suivent. La grosseur de l’enveloppe déterminera le nombre de projets retenus. 

«On n’a pas les moyens de faire toutes les écoles primaires du Québec», prévient cependant M. Marquis. Nature Québec privilégie les bâtisses des quartiers centraux où la chaleur est particulièrement lourde. L’organisme a aussi un faible pour les milieux défavorisés.