Le pdg de l’Administration portuaire, Mario Girard (à gauche), indique que les représentants de croisiéristes visiteront, entre autres, le Village Nordik, activité de pêche sur glace au bassin Louise.

Des croisiéristes découvrent Québec... l’hiver

Des représentants de croisiéristes visiteront Québec début février pour découvrir le potentiel hivernal de la capitale.

«Il y a plusieurs personnes des lignes de croisière […] et des journalistes spécialisés dans les croisières qui viennent», annonce le président-directeur général de l’Administration portuaire, Mario Girard. Ils débarqueront en plein Carnaval et visiteront, entre autres, le Village Nordik, activité de pêche sur glace au bassin Louise.

C’est l’Administration portuaire qui a proposé le séjour dans la capitale histoire de mousser ses atouts durant la saison froide. «C’est des gens de notre équipe commerciale qui les ont invités. Ça n’a pas été difficile», avance M. Girard. «Il y a des lignes de croisières qui sont plus spécialisées un peu, qui offrent des choses un petit peu différentes, qui s’intéressent à ça.»

Ne vous attendez toutefois pas à voir d’immenses navires accoster de sitôt. «Ça va prendre quelques années, c’est sûr», prévient-il. «C’est embryonnaire. Mais le fait qu’ils viennent voir, déjà, c’est quelque chose.»

Ainsi, Québec pourrait jouer dans les mêmes ligues que l’Alaska, les pays nord-européens et la pointe de l’Amérique du Sud. «Moi je pense qu’un jour on va voir ça des croisières hivernales sur le Saint-Laurent.»

«Tranquillement, l’idée de développer un produit assez distinctif avec les croisières hivernales fait son chemin. […] Je pense qu’on a quelque chose à offrir sur le Saint-Laurent au niveau hivernal. Faut le faire valoir, il faut le montrer, et c’est ce qu’on fait avec eux le 8 février.»

Négocier en privé

Par ailleurs, Mario Girard n’a pas voulu commenter les critiques proférées à son adresse par la vingtaine d’employés de l’Administration portuaire en négos pour le renouvellement de leur contrat de travail. Jeudi, ils avaient déprécié les offres salariales des patrons en soulignant que le revenu de M. Girard est passé de 225 000 $ à 400 000 $ depuis sa nomination en 2011.

«Ça se passe bien», assure néanmoins le pdg. «Il y a un peu de rhétorique syndicale dans la façon que s’exprime le syndicat.»

«On ne veut pas négocier publiquement», ajoute-t-il. «On a choisi, nous, de ne pas faire la chose du côté public. On n’a jamais fait ça et on va continuer d’y aller en discutant aux bons endroits.»