Les copeaux, c'est une image, un clin d'oeil, pour illustrer le résultat des coupes budgétaires étatiques, explique la porte-parole de la Coalition pour une justice sociale, Marie-Ève Duchesne. «Si on continue dans cette voie, il ne restera plus grand-chose de nos programmes sociaux.»

Des copeaux de bois déversés au ministère des Finances à Québec

Les manifestations et coups d'éclat pour dénoncer les politiques d'austérité du gouvernement libéral se poursuivent. Ce matin, une montagne de copeaux de bois a été déversée sur les marches du ministère des Finances, dans le Vieux-Québec.
<p>Selon la Coalition pour une justice sociale, le gouvernement libéral du Québec réduit ses investissements dans les programmes sociaux afin de pouvoir privatiser des services et baisser les impôts.</p>
Les copeaux, c'est une image, un clin d'oeil, pour illustrer le résultat des coupes budgétaires étatiques, explique la porte-parole de la Coalition pour une justice sociale, Marie-Ève Duchesne. «Si on continue dans cette voie, il ne restera plus grand-chose de nos programmes sociaux.»
Durant toute la semaine, un peu partout au Québec, des groupes communautaires et des syndicats, organisent une série de protestations dans l'espoir de faire reculer le gouvernement de Philippe Couillard à l'approche du budget nouveau, cuvée 2015. Quelque 85 organisations québécoises seraient unies au sein de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.
Lundi, des militants de la capitale avaient visité les bureaux de députés libéraux, d'autres avaient occupé les bureaux du ministre de l'Éducation au complexe G, puis des professeurs avaient frappé à la porte du bureau de circonscription du député-ministre Yves Bolduc.
«C'est tout notre acquis social, notre protection sociale, qui est mis à mal à travers ces politiques d'austérité là», dénonce Marie-Ève Duchesne. «On enlève un filet de sécurité pour l'ensemble de la population.»
Selon eux, le gouvernement libéral réduit ses investissements dans les programmes sociaux afin de pouvoir privatiser des services et baisser les impôts. La coalition préfèrerait que les élus rehaussent, par exemple, les impôts des entreprises et des plus riches citoyens afin de réinvestir.