Le Complexe Capitale Hélicoptère est situé près de l'aéroport Jean-Lesage.

Des citoyens de L'Ancienne-Lorette dénoncent le bruit des hélicoptères

Plusieurs citoyens de L'Ancienne-Lorette ont profité de la séance du conseil municipal de mardi soir pour dénoncer le bruit incessant causé par les hélicoptères depuis la construction du Complexe Capitale Hélicoptère en bordure de l'aéroport. Une problématique que reconnaît le maire Émile Loranger, mais il affirme n'avoir aucun pouvoir dans le dossier.
Avoir placé l'école de pilotage à son emplacement actuel est «une erreur monumentale», a répondu mardi le maire Loranger à un citoyen qui lui faisait part du bruit causé par les hélicoptères qui circulent au-dessus de sa résidence. Habitant en bordure de l'aéroport depuis 1987, Marc Morel a expliqué au maire que les hélicoptères étaient beaucoup plus dérangeants pour les citoyens de L'Ancienne-Lorette que les avions, auxquels ils sont habitués. Non seulement le bruit est plus fort, mais les cours donnés à l'école de pilotage occasionnent des après-midi complets où des hélicoptères circulent à basse altitude sur les terrains de l'aéroport en bordure des quartiers résidentiels. 
Selon la loi fédérale, tout aéronef - sauf les ballons - doit en tout temps «voler à 1000 pieds au-dessus de l'obstacle le plus élevé». Une exception est cependant faite au moment du décollage, de l'approche et de l'atterrissage, ce qui explique pourquoi plusieurs Lorettains présents à la séance de mardi ont dénoncé des vols à moins de 300 pieds au-dessus de leur résidence. M. Morel affirme que ces vols sont parfois suffisamment bas pour faire trembler la table sur sa terrasse. Si l'altitude minimum légale demeure nébuleuse, Émile Loranger souligne que même en cas de non-respect des lois fédérales, sa Ville n'a pas le pouvoir de sévir. 
Avant de penser à une représentation auprès du gouvernement fédéral, le maire de L'Ancienne-Lorette compte rencontrer les autorités de l'Aéroport Jean-Lesage au mois d'août pour trouver «des pistes de solutions». Il avoue cependant que même si sa Ville convient d'un corridor à respecter pour éviter le bruit dans les quartiers résidentiels, elle n'aura pas les pouvoirs nécessaires pour s'assurer que le corridor sera respecté.