C’est le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de la Capitale-Nationale qui a fait appel au RTC afin de louer des autobus pour le G7 dans Charlevoix du 6 au 10 juin.

Des autobus du RTC convertis en ambulances durant le G7

EXCLUSIF / Des autobus du Réseau de transport de la capitale (RTC) seront convertis en véhicules ambulanciers durant le sommet du G7 pour transporter des blessés au cas où les ambulances débordent.

Selon un appel de candidatures à l'interne obtenu par Le Soleil, le RTC cherche parmi ses chauffeurs six candidats intéressés par ces «opportunités de travail dans le cadre du Sommet du G7», qui se déroule les 8 et 9 juin dans Charlevoix. 

La note interne indique que les autobus «convertis en ambulance auront comme vocation le transport de blessés potentiels lorsque le nombre de blessés sera supérieur au nombre de ressources ambulancières disponibles». 

Les six chauffeurs retenus auront l’occasion de vivre une «expérience unique» durant le G7, précise le RTC. Rémunération, hébergement, repas et transports leur seront fournis. 

Pour être sélectionnés, les candidats devront notamment satisfaire à l’enquête de sécurité de la GRC et avoir «une condition physique et mentale permettant de compléter les tâches confiées dans le cadre de ce projet spécial». 

La conversion d’autobus en ambulances montre l’ampleur de l’organisation requise de la part des services d’urgence pour faire face aux pires scénarios durant le G7, comme un afflux de blessés. 

C’est le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de la Capitale-Nationale qui a fait appel au RTC afin de louer des autobus pour le G7 dans Charlevoix du 6 au 10 juin. 

Sans commenter davantage, Karine Primard, porte-parole du CIUSS, indique que les autorités mettent «vraiment tout en place pour se préparer au G7 et faire face à tous les événements possibles ou impossibles».  

Mardi, le porte-parole du RTC, Alexandre Lavoie, a refusé de commenter la conversion d’autobus en ambulances, invoquant des «raisons de sécurité». 

Depuis l’attentat de la mosquée

Dans la région de la Capitale-Nationale, les services d’urgence ont constaté le potentiel des autobus lors de l’attentat à la mosquée de Québec, le 29 janvier 2017, qui a fait huit morts et six blessés. Ce soir-là, les paramédicaux avaient réclamé un autobus du RTC pour transporter les blessés mineurs à l’hôpital. 

L’attentat est venu «nous convaincre que c’est vers ça qu’il faut aller», dit Jean-François Roy, superviseur aux opérations à la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), qui dessert notamment Québec et la région de Charlevoix.

Maintenant, «lors d’une situation qui a un potentiel de plusieurs victimes, on est capable de faire appel à un autobus du RTC qui nous garantit la disponibilité d’un chauffeur dans un délai assez rapide», ajoute M. Roy. 

La CTAQ a d’ailleurs transformé une ancienne ambulance pour soutenir le travail des paramédicaux dans les autobus. Le véhicule dispose par exemple de cylindres d’oxygène, de pansements, de couvertures, de brancards et d’un assortiment de courroies qui peuvent se fixer à l’intérieur d’un autobus.