Nancy-Audrey Whittom
Nancy-Audrey Whittom

Des adieux sans bruit: Nancy-Audrey Whittom (1976-2020)

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
En temps normal, l’église aurait été bondée pour les funérailles de Nancy-Audrey Whittom, 43 ans, qui avait le don de rayonner partout où elle passait.

Mais avec la pandémie, le maximum était fixé à 50 personnes dans l’église. De nombreuses personnes qui voulaient dire adieu à la défunte ne pouvaient pas entrer. 

La vague d’amour s’est rendue quand même. Elle est venue de la famille et des amis de Nancy-Audrey, bien sûr, mais aussi de groupes de voisins, d’anciens camarades du parlement étudiants et de maints collègues. 

Au risque de rester sur le perron de l’église, à Québec, des gens se sont déplacés de la Gaspésie, de la Mauricie et de Montréal pour rendre un dernier hommage à Nancy-Audrey. «Ce qui nous a beaucoup touchés, c’est de voir à quel point elle était appréciée», dit sa sœur, Wendy Whittom. 

Nancy-Audrey Whittom s’était bâti une vie pleine de sens. Elle avait trois filles — de 12, 14 et 16 ans — et un conjoint qu’elle adorait. Elle était tissée serrée avec sa famille et ses amies. Elle était fière d’être avocate à l’Autorité des marchés financiers. 

Tout a basculé le matin du 8 juillet. Cette semaine-là, le conjoint de Nancy-Audrey était en congé à la maison avec les enfants. Porte fermée, Nancy-Audrey travaillait dans le bureau du sous-sol qu’elle avait aménagé pour le télétravail. 

L’avocate assistait à une réunion par vidéoconférence quand ses collègues ont remarqué que sa caméra s’était fermée. Ils lui ont écrit. Mais, voyant qu’elle ne répondait pas, ils ont pensé qu’elle avait un pépin à la maison. 


« Ce qui nous a beaucoup touchés, c’est de voir à quel point elle était appréciée. »
Wendy Whittom, soeur de Nancy-Audrey

Après avoir essayé de la contacter quelques fois en vain, son conjoint est descendu au sous-sol et l’a trouvée effondrée sur le plancher. 

Nancy-Audrey a perdu la vie à la suite d’un arrêt cardiaque, qui aurait été causé par une arythmie inconnue de Nancy-Audrey elle-même, a récemment appris sa famille, du coroner. 

Pour les funérailles, Wendy Whittom et le conjoint de Nancy-Audrey ont essayé de trouver le qualificatif qui décrivait le mieux Nancy-Audrey. Ils ont choisi le mot «aimante». 

Ses parents, son frère, ses neveux et ses nièces, dont elle était très proche, pourraient en témoigner. Wendy Whittom aussi. Elle avait une relation fusionnelle avec sa sœur — elles se confiaient tout, pouvaient passer plusieurs journées d’affilée ensemble, ont toujours habité à moins de 10 minutes l’une de l’autre. 

Nancy-Audrey choyait aussi ses nombreuses amitiés et elle trouvait même le moyen d’être appréciée des enfants de ses amis, remarque Wendy Whittom. «Elle prenait à cœur ses relations avec tout le monde».

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