Marjolaine Parisé
Marjolaine Parisé

Des adieux sans bruit: Marjolaine Parisé (1950-2020)

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Marjolaine Parisé avait pris une grande décision il y a quatre ans. Avec son mari, elle était partie de la Gaspésie pour s’installer à Québec. Elle voulait se rapprocher de ses enfants, de ses petits enfants et de sa meilleure amie.

Mme Parisé a transposé sa joie et son énergie dans la capitale. «Ma mère, c’était un petit bonheur sur deux pattes», dit sa fille, Marie-Pier Allard. 

Après avoir travaillé plus de trois décennies comme infirmière à l’hôpital de Chandler, Marjolaine Parisé a pris sa retraite à 55 ans. Elle a voyagé à travers le monde avec son mari. Elle a passé une partie de ses hivers en Guadeloupe. Mais elle n’a jamais perdu de vue son plus grand bonheur : sa famille. 

«On était autour de la table et, toutes les fois, quand on s’assoyait, on commençait à manger, et elle disait : “mon Dieu que je suis heureuse”», dit Marie-Pier Allard.

En mai 2019, Marjolaine Parisé a appris qu’elle avait une tumeur cérébrale. Le cancer s’est révélé incurable en dépit d’une opération au cerveau et de traitements. Le 17 février, Mme Parisé a su qu’il lui restait un maximum de trois mois à vivre.


« Ma mère, c’était un petit bonheur sur deux pattes »
Marie-Pier Allard, fille de Marjolaine

Quelques jours après avoir été admise pour des soins de fin de vie à la Maison Michel-Sarrazin, à Québec, les visites ont été restreintes au maximum à cause de la pandémie. Mme Parisé était dévastée. «Elle  hurlait!, raconte Marie-Pier Allard. Elle hurlait parce qu’elle ne voulait pas qu’on parte. Elle disait : “je ne vous reverrai plus!”»

Les enfants se sont battus pour voir leur mère le plus souvent possible. Ils ont notamment pu lui rendre visite la veille de son décès. 

Marie-Pier Allard se souvient de la persévérance de sa mère. «Elle aimait la vie et elle ne voulait pas laisser notre père, son fils, sa fille et ses petits-enfants qu’elle aimait de tout son cœur, souligne Marie-Pier Allard. Elle ne voulait pas partir. Elle s’accrochait à la vie. C’était une battante malgré son état». 

Marjolaine Parisé est morte le 22 mai, accompagnée de son mari jusqu’à son dernier souffle. Elle avait 69 ans. 

Elle aurait aimé vivre plus longtemps. Mais avant son décès, elle confiait à sa fille : «Je pars heureuse. Mes enfants sont établis. J’ai des bons petits enfants en santé. J’ai profité de la vie».

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