Louise Chabot quitte la présidence de la Centrale des syndicats du Québec.

Dernier tour de piste pour la présidente de la CSQ Louise Chabot

Dernier tour de piste pour Louise Chabot, qui quitte la présidence de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) après 37 ans de syndicalisme.

Devant environ 1000 délégués réunis au Centre des congrès de Québec mardi, Mme Chabot a demandé à ses membres de trouver «l’énergie de l’engagement» et aux partis politiques de prendre «fait et cause» pour les services publics. 

Elle réclame que le gouvernement qui sera élu le 1er octobre prochain ne rogne pas sur la qualité des services à la population, car ce serait faire un «mauvais calcul». «Dans des périodes de crise économique ou de période économique difficile, les services publics de qualité et forts, ça vient réduire effectivement ces chocs-là.»

L’organisation syndicale la plus importante au sein des travailleurs de l’éducation et de la petite enfance espère que la priorité à l’éducation ne soit pas seulement un slogan de campagne électorale. «Il faut que ce soit senti et il faut que ce soit réel», croit Mme Chabot, qui quitte après 6 ans à la présidence.

Même si elle est «vraiment confiante pour demain», Mme Chabot est consciente que le mouvement syndical traverse une période difficile, où il doit se renouveler afin de retrouver sa légitimité au sein de la population. 

«Le phénomène qui se passe dans la société, de repli sur soi, d’individualisme, on n’est pas dans une bulle, ça nous atteint nous aussi.»

Mme Chabot appelle les différentes centrales syndicales à se serrer les coudes de nouveau lors de la prochaine ronde de négociations, en 2019. «Face à un État employeur qui fixe lui-même les règles du jeu, notre arme la plus puissante est la solidarité la plus large possible», croit-elle. 

Les délégués de la CSQ sont réunis à Québec jusqu’à vendredi pour élaborer les stratégies à déployer au cours des trois prochaines années.  Patricia Cloutier