La compagnie IOC extirpe des eaux de la rivière Moisie une des locotives qui s'y était engloutie en novembre.

Déraillement mortel: la dernière locomotive extirpée des eaux

La deuxième et dernière locomotive de la compagnie minière IOC a finalement été extirpée des eaux de la rivière Moisie mercredi matin, un peu plus de trois mois après le déraillement tragique, qui a causé la mort du cheminot, en novembre.
Le levage de l'imposante voiture de plus de 200 tonnes, totalement engloutie sous un épais couvert de glace, s'avérait le défi technique le plus important des opérations de récupération des équipements, qui ont déraillé du tracé de la QNS&L, à une vingtaine de kilomètres au nord de Sept-Îles.
Au total, huit wagons et deux locomotives de tête ont été récupérés sur le site, difficilement accessible.
Une grue d'une capacité de 700 tonnes a notamment été mise à contribution pour lever les lourds équipements. Près d'une cinquantaine de travailleurs ont été à pied d'oeuvre sur le chantier évalué à «plusieurs millions» de dollars.
Conditions extrêmes
La minière, qui a ouvert le chantier aux médias au début du mois, a souligné à plusieurs reprises l'ampleur du défi «technique et humain» auquel elle a fait face, rappelant entre autres que les ouvriers et plongeurs ont dû oeuvrer dans des conditions extrêmes, avec des températures parfois sous les -55 degrés (avec le facteur vent).
Le 6 novembre, un affaissement de terrain a causé le déraillement du convoi de 240 wagons que conduisait le cheminot, Enrick Gagnon, 42 ans, de Sept-Îles. Le train a terminé sa course dans la rivière Moisie, ne laissant aucune chance à la victime. La tragédie a eu des échos partout dans la province.