Déneigement à Québec: «On ne peut pas la manger la neige»

Devinette: qu’est-ce qui suit habituellement une bonne bordée de neige à Québec? Réponse: une tempête de critiques.

À la suite de la première accumulation significative reçue sur la capitale, le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, a défendu mercredi la qualité du déneigement.

«Ça va bien. Toutes les équipes ont été déployées. Il y a eu 1300 véhicules sur la route et tous les secteurs ont été déblayés. Dans certains secteurs, seulement un trottoir sur deux a été déblayé. Avec l’ampleur des précipitations [30 cm], on ne voit pas comment on aurait pu faire mieux», a-t-il indiqué, visiblement heureux du travail accompli.

Malgré le ton rassurant, la critique est inévitable lorsqu’il est question de déneigement. «Puisque c’est impossible de ramasser en même temps qu’on déblaie, c’est possible que certains trottoirs soient impraticables lors de fortes précipitations. On ne peut pas manger la neige», avise M. Julien.

Selon lui, les indicateurs de performance sont respectés.«Je ne nierai pas qu’il y a des enjeux et des doléances, mais quand on regarde le résultat de l’opération, tout est fait au maximum.»

Québec 21 en désaccord

«Pour la majorité des automobilistes qui se rendaient au travail ce matin [mercredi], le temps de déplacement a été entre trois et cinq fois plus long qu’en temps normal, a dénoncé le chef de l’opposition officielle, Jean-François Gosselin. Pourtant, il n’est tombé qu’une trentaine de centimètres sur une longue période de temps. On peut difficilement appeler cela une “grosse” tempête.»

Il rappelle que la Ville de Québec se classait au 9e rang des 10 plus grandes villes de la province pour le déneigement dans le Palmarès des municipalités du Québec 2016 des Hautes études commerciales.

À la Ville de Québec, le coût du déneigement est de 11 134 $ du kilomètre alors que la moyenne est de 8 863$/km. À Lévis, le coût est de 9 418 $/km.