Les dirigeants de la Ville de Boischatel en sont venus à la conclusion que les radars «pédagogiques» étaient non seulement efficaces, mais appréciés des citoyens.

Déjà des radars «pédagogiques» à Boischatel

La Ville de Boischatel a fait l'expérience l'an dernier des radars «pédagogiques» dont veut maintenant se doter le ministère des Transports du Québec (MTQ) et conclut qu'ils sont non seulement efficaces, mais appréciés des citoyens.
<p>C'est à la demande des citoyens que la municipalité de Boischatel s'est mise à la recherche de radars plus performants que le vieux modèle qu'on embarque dans une remorque, raconte Carl Michaud, directeur général de la municipalité.</p>
Carl Michaud, directeur général de la municipalité de Boischatel, a communiqué avec Le Soleil après avoir lu dans nos pages que le MTQ veut acheter neuf radars pédagogiques qui seront déployés dans la prochaine année dans des secteurs où il faut rouler à basse vitesse.
Boischatel possède déjà trois appareils du même type, acquis l'an dernier pour environ 5000 $ chacun, et a passé une commande pour deux autres. Neuf endroits prédéterminés le long des rues collectrices ont été surveillés en alternance de mai à novembre l'an dernier. Dès qu'il fera plus chaud, les radars seront réinstallés et plus de sites seront visés.
«Les gens qui l'ont demandé veulent toujours l'avoir devant chez eux», souligne M. Michaud, agréablement surpris de la réaction populaire.
C'est à la demande des citoyens que la municipalité de Boischatel s'est mise à la recherche de radars plus performants que le vieux modèle qu'on embarque dans une remorque. «On avait des plaintes de résidents que les gens allaient un peu vite dans les rues», rappelle-t-il.
Les fonctionnaires des travaux publics ont fait le tour des technologies disponibles et porté leur choix sur un modèle de radar pédagogique utilisé couramment en Europe.
Lorsque les automobilistes croisent l'appareil, leur vitesse de croisière s'affiche en rouge, en jaune ou en vert, selon l'écart constaté avec la limite prescrite. Un court message apparaît en dessous. Le conducteur qui dépasse la vitesse permise aura ainsi droit à «ralentir» ou «danger». Quand il se conforme, la machine lui dit «merci».
Suffisant pour ralentir
Même s'il n'y a pas de constat d'infraction associé, c'est suffisant pour ralentir la circulation, a-t-on constaté, dimanche, dans la côte de l'Église, où était installé un radar pour démonstration. Quand ils voient leur vitesse affichée en gros chiffres rouges, les automobilistes ont le réflexe d'appuyer sur le frein. Nous n'avons pas fait exception.
«La grosse majorité se conforme», confirme Carl Michaud en nous montrant des feuilles avec des graphiques. C'est que le modèle haut de gamme permet aussi d'enregistrer le nombre de véhicules qui passent, les vitesses moyennes et maximales. Cette fonction est utile pour valider ou invalider les perceptions des résidents qui ont l'impression que leur rue est une piste de course. Les relevés sont aussi transmis à la Sûreté du Québec, qui patrouille dans le secteur, afin qu'elle cible mieux ses interventions.
M. Michaud est convaincu que le MTQ appréciera cette nouvelle technologie et encore plus les citoyens. «Ça fait prendre conscience aux gens que c'est à eux de respecter les limites. C'est leur quartier, leurs enfants», dit-il. Et la bonne nouvelle, c'est qu'il n'est pas nécessaire de toucher le portefeuille pour que le message passe. Seule obligation, faire tourner les appareils, car les passants s'y habituent et finissent par ne plus les voir.