Le petit Léo Vallée, futur chauffeur d’autobus? Des gens de tous âges ont pu visiter les coulisses du Réseau de transport de la Capitale, dimanche, de la salle de contrôle au «lavobus».

Découvrir la logistique du RTC

Combien de bus se promènent dans les rues de Québec pendant les heures de pointe? Pas moins de 475. Une logistique bien plus compliquée qu’elle en a l’air. C’est l’une des informations qui a étonné plusieurs des visiteurs lors de la journée portes ouvertes du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

«Les gens qui viennent nous visiter comprennent qu’il y a beaucoup de travail qui se fait à l’arrière, et que ce n’est pas si facile que ça. Il y en a qui réalisent que ça ne vaut pas la peine d’aller voir notre soldat au front, qui est le chauffeur, qui vit les impondérables, mais qui n’a pas de contrôle sur la situation», indique l’inspecteur-contrôleur Guy Descôteaux, qui travaille dans la salle de contrôle du centre Métrobus. 

Plus de 3000 personnes ont profité de l’occasion pour visiter les coulisses du RTC. On pouvait y voir des moteurs de bus, comprendre comment les bus articulés font pour fonctionner et surtout visiter de près les installations. 

Le centre Métrobus de la rue Viau a été construit en 2009, après l’arrivée des bus articulés.

Tandis que les tours dans le «lavobus» ont volé l’attention des touts petits, c’est surtout la salle de contrôle qui a capté celle des plus grands.

«Nous contrôlons tout ce qui se fait en services. Les gens sont d’ailleurs surpris de voir la rapidité avec laquelle on peut avoir l’information. Quand je montre l’écran de notre système en temps réel, ils sont étonnés de voir tout ce qu’on peut savoir d’un premier coup d’œil. On est bien organisés», ajoute M. Descôteaux — qui est d’ailleurs le contrôleur qui parle au micro dans le parcours du bus 803! 

Près de la clientèle

Le président du RTC, Rémy Normand, insiste sur l’importance d’être près de la clientèle depuis qu’il est en poste. Il se réjouit d’ailleurs de l’engouement qu’ont les clients pour les portes ouvertes. 

«C’est un univers fermé, quand on ne le connaît pas, on ne sait pas comment ça marche. Tout le monde voit le bus passer et s’imagine que c’est facile de le mettre sur la route. Il y a des opérations complexes. Il y a ce que l’on contrôle, et ce que l’on ne contrôle pas. Alors l’événement vise à démystifier, à faire découvrir, et bien sûr il y a l’aspect ludique pour les enfants. On veut aller chercher des clients futurs dès maintenant!» exprime-t-il. 


« Nous contrôlons tout ce qui se fait en services. Les gens sont d’ailleurs surpris de voir la rapidité avec laquelle on peut avoir l’information »
L’inspecteur-contrôleur Guy Descôteaux, qui travaille dans la salle de contrôle du centre Métrobus

L’équipe du RTC profite aussi de l’événement pour passer un message environnemental, afin qu’encore plus de personnes choisissent le transport en commun.

«Un bus plein, c’est 50 voitures de moins sur la route», répète, M. Normand. 

Comme partout dans la région de Québec, le RTC vit les conséquences de la rareté de main-d’œuvre. Ils prenaient donc plusieurs noms en note et ramassaient quelques CV, afin de trouver des employés futurs.