Louis Fortier devant l'Amundsen, en 2009.
Louis Fortier devant l'Amundsen, en 2009.

Décès du biologiste Louis Fortier

Jean-François Cliche
Jean-François Cliche
Le Soleil
Le biologiste bien connu Louis Fortier est décédé dimanche à l’âge de 66 ans, a annoncé l’Université Laval. Il a grandement contribué à documenter les effets des changements climatiques en Arctique à la fois de manière directe, par ses propres études, et indirecte, par le rôle crucial qu’il a joué dans la conversion du brise-glace scientifique Amundsen et la mise sur pied du réseau de recherche international ArcticNet.

Le chercheur aurait succombé à une leucémie, d’après des informations obtenues par Radio-Canada.

Professeur à l’Université Laval depuis 1989, Louis Fortier était d’abord un spécialiste de la dynamique des populations de poissons et de zooplancton. Mais c’est surtout par son travail de réseautage et de démarchage qu’il s’est fait connaître — dans la sphère publique, du moins.

Dès la fin des années 1990, il a dirigé des collaborations scientifiques internationales et multidisciplinaires pour étudier les effets du réchauffement en Arctique. Il a fondé Québec-Océan en 2001, un centre de recherche regroupant plusieurs universités pour coordonner les efforts de recherche québécois dans le Grand Nord. Il a dirigé le consortium de spécialistes de l’Arctique qui, en 2002, est parvenu à décrocher 27,5 millions $ pour convertir le brise-glace Sir John Franklin en navire de recherche — à la suite de quoi le bâtiment fut rebaptisé Amundsen. Ce navire est toujours géré depuis l’Université Laval. Louis Fortier fut également derrière la fondation du vaste réseau de recherche ArcticNet.

Il a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont le titre de scientifique de l’année 2004 de Radio-Canada / Les Années-lumières, l’Ordre national du Canada en 2007, l’Ordre national du Québec en 2008, et la Légion d’honneur française en 2017.