Depuis mardi, les centres de dépistage sans rendez-vous Fleur de Lys et ExpoCité, puis celui que le CIUSSS a ouvert mercredi matin dans le Parc Colbert, ne suffisent pas à la demande, les automobilistes devant attendre plusieurs heures avant de subir leur test.
Depuis mardi, les centres de dépistage sans rendez-vous Fleur de Lys et ExpoCité, puis celui que le CIUSSS a ouvert mercredi matin dans le Parc Colbert, ne suffisent pas à la demande, les automobilistes devant attendre plusieurs heures avant de subir leur test.

Débordements dans les centres de dépistage de Québec: le CIUSSS ouvrira deux autres sites [VIDÉO]

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Devant les débordements aux trois centres de dépistage de Québec, le CIUSSS de la Capitale-Nationale ouvrira deux autres sites dans les prochains jours, un à Beauport, et l’autre, à Beaupré. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a par ailleurs dit jeudi vouloir revenir au dépistage sur rendez-vous en prévision du froid qui s’en vient.

Depuis mardi, les centres de dépistage sans rendez-vous Fleur de Lys et ExpoCité, puis celui que le CIUSSS a ouvert mercredi matin dans le Parc Colbert, ne suffisent pas à la demande, les automobilistes devant attendre plusieurs heures avant de subir leur test.

«Hier [mercredi], nous avons effectué plus de 2432 tests de dépistage pour les trois centres de dépistages et les équipes mobiles, excluant tous les tests effectués à dans les hôpitaux de Québec, Charlevoix, Portneuf, ainsi que dans les cliniques de dépistage avec rendez-vous au Jeffrey Hale et à Ma Clinique», a indiqué une porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Ouellet.

Avec 2432 tests de dépistage, le CIUSSS a établi un nouveau record depuis le début de la pandémie. Mardi, 2044 prélèvements avaient été effectués, du jamais vu jusque-là. Le taux de positivité des tests se situe depuis deux semaines autour de 2,9%, alors qu’il n’était avant que d’environ 1%, selon Mme Ouellet. 

Le CIUSSS ouvrira deux autres centres de dépistage, mais avec rendez-vous, cette fois. «Un centre de service ambulatoire sera situé à Beaupré. Et le deuxième centre sera situé dans l’arrondissement de Beauport, avec prélèvement à l’auto. Les locaux ont été identifiés et les baux sont signés», a détaillé Annie Ouellet, ajoutant que l’objectif est «de les ouvrir le plus rapidement possible».

Le CIUSSS envisage également de prolonger les heures d’ouverture de certains centres de dépistage en soirée en y déployant des équipes de 16h à minuit. Mais selon Annie Ouellet, le temps d'attente aurait été «beaucoup plus acceptable» dans la journée de jeudi. 

«Si des personnes sont intéressées à venir nous aider pour le dépistage, nous recrutons actuellement. Les profils recherchés sont des ambulanciers, physiothérapeutes, des hygiénistes dentaires, des dentistes, des nutritionnistes, des inhalothérapeutes, des technologues médicaux, des audiologistes, des infirmières ou des infirmières auxiliaires. Les personnes qui viendront prêter main-forte seront formées et pourront obtenir  une prime de 8 % liée au contexte de la COVID-19 ainsi qu’un montant forfaitaire pouvant atteindre 1000$. Les personnes intéressées peuvent transmettre leur candidature dès maintenant à jecontribuecovid19.gouv.qc.ca ou au recrutementdepistage.ca», a par ailleurs réitéré la porte-parole du CIUSSS.

En conférence de presse, jeudi matin, le ministre de la Santé a reconnu qu’«avec l’annonce des zones jaunes, c’est sûr qu’on a vu une augmentation de l’achalandage» dans les centres de dépistage. 

«À Québec, c’est évident, à Laval aussi notamment. Ça n’excuse pas le fait que les gens aient attendu. Je pense qu’on s’attendait à ce qu’il y ait une augmentation de l’achalandage, mais peut-être pas à ce niveau-là», a admis Christian Dubé, qui prend «l’entière responsabilité» de cette situation.

Avec le temps froid qui va bientôt s’installer, le ministre de la Santé a dit vouloir qu’«on revienne plus dans les prochains jours à du dépistage sur rendez-vous» pour éviter que les gens attendent à l’extérieur. 

«Plus on va rester dans le jaune dans certaines régions, plus on va avoir besoin des centres de rendez-vous», a souligné le ministre, tout en reconnaissant que «l’automatisation qu’on fait de nos systèmes» pour faciliter le processus prendrait encore «quelques semaines».