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Selon le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, les débordements et actes de violence qui sont survenus en fin de semaine dans des bars de Rivière-du-Loup et du Kamouraska illustrent l’insuccès d’avoir scindé le Bas-Saint-Laurent en deux paliers d’alerte. 
Selon le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, les débordements et actes de violence qui sont survenus en fin de semaine dans des bars de Rivière-du-Loup et du Kamouraska illustrent l’insuccès d’avoir scindé le Bas-Saint-Laurent en deux paliers d’alerte. 

Débordements dans des bars: un exemple de l’insuccès de scinder le Bas-Saint-Laurent en deux paliers d’alerte, selon un élu

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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Les débordements et actes de violence qui sont survenus en fin de semaine dans des bars de Rivière-du-Loup et du Kamouraska illustrent l’insuccès d’avoir scindé le Bas-Saint-Laurent en deux paliers d’alerte. C’est ce que pense le préfet de la MRC de Rimouski-Neigette, Francis St-Pierre, qui n’est pas surpris que certains de ses concitoyens, qui sont en zone rouge, aient pu être tentés de sortir dans des bars de Rivière-du-Loup ou du Kamouraska, qui sont en zone orange.

«Quand il fait beau, tout le monde a déjà fait une heure d’auto pour aller veiller quelque part. La nature humaine étant ce qu’elle est, on a le goût de se réunir. Ce n’est pas possible chez nous, mais c’est possible à moins d’une heure de route. C’est sûr qu’il y a des gens qui vont être tentés!» M. St-Pierre soulève également le cas de certains travailleurs qui, pour leur travail, se promènent d’une MRC à l’autre et, par conséquent, d’une zone rouge à une zone orange ou l’inverse.

«On a vu dans d’autres secteurs de la province qu’il y avait des zones qui étaient restées orange et que les gens se précipitent là», souligne M. St-Pierre. Avec l’augmentation récente des cas, l’élu ne serait pas surpris que le premier ministre François Legault annonce, mardi, «que tout le monde passe en zone rouge». De l’avis du préfet, ce serait l’idéal. «Peut-être que je me trompe, nuance-t-il toutefois. Je n’ai pas de boule de cristal et je n’ai pas de contact au ministère de la Santé qui me fait dire ça. Mais, je regarde ça aller et j’ai l’impression que c’est là qu’on s’en va.» Selon lui, le passage de tout le Bas-Saint-Laurent en zone rouge permettrait de «faire une cassure». «Si on l’avait fait au début de la pandémie, peut-être qu’on serait moins affectés aujourd’hui.»

Quand toute la région a basculé en zone orange

Le préfet rappelle que, jusqu’à récemment, il y avait peu de cas de COVID-19 dans l’est du Bas-Saint-Laurent. En revanche, il y avait eu une flambée de cas en septembre dans l’ouest du territoire et pourtant, toute la région avait basculé en zone orange. «Le fait que tout le monde mutait en orange, le nombre de cas dans la région a diminué parce qu’on ne se promenait pas d’une région à l’autre. Je ne suis pas un spécialiste de la santé, mais je comprenais, quand on est passés à l’orange, en septembre. Tout le monde ensemble, je comprenais.» Cependant, ce que Francis St-Pierre comprend moins, c’est la décision de morceler la région en deux paliers d’alerte différents.

Le Soleil a tenté d’obtenir les réactions du directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le DSylvain Leduc. Mais, celui-ci a décliné notre demande d’entrevue. «Nous vous rappelons que la décision de changer le palier d’une région amène de lourdes conséquences pour les entreprises et les citoyens et elle repose sur une analyse épidémiologique de la santé publique», fait valoir par courriel la conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud.