Les avocats de défense demandent à la nouvelle ministre de la Justice Sonia LeBel de s’inspirer de l’Ontario et d’ajouter des tarifs à taux horaire pour les dossiers complexes.

De meilleurs tarifs d’aide juridique réclamés

Une quarantaine d’avocats de défense ont interrompu leur journée de cour pour protester mardi matin contre les tarifs d’aide juridique consentis par le gouvernement.

Un montant forfaitaire, variant entre 330 $ et 550 $, est octroyé à un avocat de pratique privée qui accepte de représenter un accusé admissible à l’aide juridique. Ce montant ne change pas, que le dossier prenne 4 ou 40 heures à se régler. 

Résultat, une grande majorité des avocats refusent d’accepter ces mandats pour éviter d’avoir à financer eux-mêmes les dossiers. S’il n’est pas accepté par un avocat permanent du Bureau de l’Aide juridique, le justiciable se voit forcé de se représenter seul. 

«Ce tarif n’encourage aucunement la préparation des dossiers et nuit au déroulement des procédures», estime Me Frédéric Rousseau, président de l’Association des avocats de défense de Québec. 

Les avocats de défense demandent à la nouvelle ministre de la Justice Sonia LeBel de s’inspirer de l’Ontario et d’ajouter des tarifs à taux horaire pour les dossiers complexes. L’Association n’écarte pas la possibilité de déposer des requêtes devant les tribunaux pour forcer la main du gouvernement.